Actualisé 25.10.2010 à 15:50

Armée suisseLes recrues sont presque toutes des «mauviettes»

Le médecin-chef déplore la mauvaise condition physique et psychique des jeunes soldats suisses.

von
rga
Les qualités «morales» des recrues auraient aussi diminué.

Les qualités «morales» des recrues auraient aussi diminué.

Dans un entretien au «SonntagsBlick», Andreas Stettbacher, le médecin-chef de l'armée, n'y va pas par quatre chemins pour décrire l'état physique et psychique des 18'000 hommes et femmes qui rejoignent l'armée chaque année. Son diagnostic pourrait se résumer ainsi: «Tous des mauviettes!»

La condition physique des nouvelles recrues est lamentable, constate le divisionnaire. «Certes, elles parviennent encore tout juste à porter un sac de 30 kg, mais les distances parcourues sont plus courtes qu'avant», observe Stettbacher. Et la génération «basket» n'a guère l'habitude de porter de lourdes bottes militaires.

Et le sens de la communauté? «La jeunesse actuelle est très égocentrique. Elle peine à partager un dortoir avec vingt camarades.» Un brin désabusé, le médecin-chef tente de ne pas accabler les recrues d'aujourd'hui. «Ce n'est pas leur faute, mais celle de la société dans laquelle ils ont été élevés. Nous ne pourrons pas les rééduquer. Nous pouvons simplement rendre leur entrée dans l'armée moins pénible», conclut le militaire.

Comment l'armée adoucit la pilule

- Petit déjeuner: pain et confiture ont été complétés par des jus de fruits et des céréales.

- Dortoirs: ils ont passé d’une vingtaine de lits à six, voire dix, par chambrée.

- Soins hygiéniques: les douches sont plus fréquentes qu’auparavant.

- Sorties et congés: il y en a plus qu’avant.

- Heures de sommeil: les recrues se lèvent plus tard et se couchent plus tôt.

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