Syrie: Les recruteurs de l'EI seraient grassement payés
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SyrieLes recruteurs de l'EI seraient grassement payés

Selon un groupe de travail de l'ONU, les djihadistes utilisent des intermédiaires basés en Syrie pour faire venir des volontaires.

La ville de Kobané, en Syrie, attaquée par les djihadistes du groupe EI.

La ville de Kobané, en Syrie, attaquée par les djihadistes du groupe EI.

Le groupe Etat islamique (EI) paie jusqu'à 10'000 dollars les recruteurs qui parviennent à faire venir des volontaires en Syrie, ont affirmé vendredi à Bruxelles des experts des Nations unies à l'issue d'une mission d'enquête en Belgique.

L'avocate polonaise Elzbieta Karska, qui dirige un groupe de travail de l'ONU sur les activités des combattants étrangers qui partent vers des zones de conflit, a confirmé que l'EI avait recours aux médias sociaux et à des réseaux informels (familles, amis, etc) pour recruter de nouveaux djihadistes en Belgique.

Ces intermédiaires, qui sont souvent basés en Syrie, «sont payés en fonction du nombre de personnes recrutées et du fait que leurs recrues se marient par la suite», a précisé le groupe d'experts onusiens dans un rapport préliminaire présenté aux médias à Bruxelles.

Moyenne d'âge de 23 ans

«Nous avons été informés de cas où les recruteurs sont payés de 2000 ou 3000 dollars à 10'000 dollars, en fonction de qui est recruté. Cela dépend des capacités de la personne. Si c'est quelqu'un avec un haut niveau d'éducation, comme un informaticien ou un médecin, ils sont payés plus», a précisé Elzbieta Karska, qui a dirigé la mission d'enquête d'une semaine en Belgique.

«Ils sont payés par Daech» (l'acronyme arabe de l'EI), a affirmé une autre membre de la délégation de l'ONU, la Chilienne Patricia Arias. «Quand il y a un contact personnel direct, la radicalisation est la plus rapide», a-t-elle expliqué. Les profils des combattants sont «divers», mais leur âge moyen se situe aux alentours de «23 ans et moins» et «les femmes sont également de plus en plus nombreuses à partir», note le rapport.

Quant aux motivations, elles sont également variées: «conviction religieuse», «raisons humanitaires» ou encore «recherche d'aventures». «Le profil n'est pas toujours celui de personnes touchées par le sous-emploi. Beaucoup vivent dans de bonnes conditions matérielles», a souligné Elzbieta Karska. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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