Actualisé 22.12.2017 à 19:00

TamediaLes rédactions romandes exigent des négociations

Une délégation s'est rendue ce vendredi à Zurich. Elle n'a pas caché sa déception au sortir de la réunion avec la direction.

Face aux réorganisations annoncées par Tamedia, les rédactions romandes exigent de négocier avec le président du conseil d'administration Pietro Supino et le directeur général Christoph Tonini. Elles ne s'estiment pas écoutées par le directeur romand Serge Reymond.

Au moment où Tamedia annonce des mesures d'économies pour les titres romands du groupe, il est étonnant et ironique d'apprendre le rachat de Goldbach Group pour 216 millions de francs, a indiqué vendredi à l'ats Cécile Collet, rédactrice à 24 Heures,devant le siège du groupe zurichois.

La délégation veut rencontrer Pietro Supino, président du conseil d'administration, et Christoph Tonini, directeur général, car les rédactions romandes ne s'estiment pas écoutées par le directeur romand Serge Reymond. Les collaborateurs des rédactions romandes ont procédé à un vote de défiance envers ce dernier.

Maintien du Matin sur papier

La délégation va transmettre à la direction de Tamedia les revendications des journalistes. Ils demandent le maintien de la version papier du Matin Semaine, un moratoire de deux ans sur les licenciements économiques et une baisse générale de l'exigence de rentabilité pour les titres de presse. Ils réclament aussi des négociations sur la réorganisation du travail.

Tamedia avait annoncé en août le regroupement de ses rédactions supra-régionales en Suisse romande et en Suisse alémanique. Côté romand, la rédaction prévue produira des contenus Suisse, Monde, Economie et Sport pour 24 Heures, La Tribune de Genève et le Matin Dimanche.

Le Matin et 20 Minutes, dont les rédactions vont fusionner, ne reprendront que les articles de la rubrique Sport de la rédaction centrale. Ils continueront de produire leurs propres contenus dans les autres rubriques. (nxp/ats)

La SRF va livrer des vidéos à Tamedia

La SRF et Tamedia testent une nouvelle coopération. La télévision et radio alémanique au mandat de service public devrait mettre du contenu vidéo brut à disposition des plateformes en ligne de l'éditeur privé zurichois.

Il s'agira de prises de vues d'événements, de conférences de presse ou d'autres apparitions médiatiques. Les vidéos ne seront pas éditées sur le plan journalistique et ne contiendront pas de commentaires, ont indiqué vendredi les deux entreprises dans un communiqué.

L'équipe vidéo de Tamedia pourra retravailler les séquences, les compléter et produire ainsi de nouveaux contenus. Chaque vidéo mentionnera la SRF comme source des images.

Un test de trois mois est prévu. S'il est concluant, la SRF pourrait livrer du contenu vidéo brut à d'autres médias suisses.

(NewsXpress)

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