Asie: Les réfugiés birmans se pressent à la frontière avec l’Inde
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AsieLes réfugiés birmans se pressent à la frontière avec l’Inde

Des dizaines de ressortissants campent sur les rives de la Tiau, rivière frontalière avec le territoire indien, dans l’espoir de rejoindre le pays voisin.

Depuis le putsch militaire dans leur pays, plus de cent ressortissants birmans se sont réfugiés en Inde où ils continuent à manifester contre le coup d’État, comme ici le 3 mars à New Delhi.

Depuis le putsch militaire dans leur pays, plus de cent ressortissants birmans se sont réfugiés en Inde où ils continuent à manifester contre le coup d’État, comme ici le 3 mars à New Delhi.

AFP

Plus de cent ressortissants birmans se sont réfugiés en Inde depuis le putsch militaire dans leur pays, ont déclaré mercredi les autorités indiennes. Des dizaines d’autres personnes attendent à la frontière de pouvoir rejoindre l’État voisin, sur fond d’intensification de la répression en Birmanie.

Depuis le coup d’État du 1er février, au moins 136 Birmans, dont des policiers et des membres de leur famille ainsi que des pompiers, sont passés en territoire indien, dans l’État frontalier du Mizoram (nord-est), selon les Fusiliers de l’Assam, une unité paramilitaire indienne.

Huit ont été «renvoyés/repoussés» en Birmanie, a ajouté cette source, sans préciser s’il s’agissait des huit policiers que les autorités birmanes avaient demandé à l’Inde d’expulser.

Appel à ne pas rapatrier de force

La Birmanie et le Mizoram ont une frontière commune de 404 kilomètres, délimitée par une rivière, la Tiau. Plus de 85 Birmans attendent sur la rive birmane de ce cours d’eau où ils campent, selon Ramliana, le chef de Farkawn, un village frontalier, dont les habitants ont fait don de cinq sacs de riz et d’un sac de légumes secs.

Les groupes de défense des droits de l’homme ont appelé le gouvernement indien à ne pas «rapatrier de force» les demandeurs d’asile, comme le souhaite la junte birmane, et à leur fournir toute l’aide humanitaire possible.

Ceux qui sont entrés en Inde «ont le droit de vivre» ainsi que cela est «garanti par la Constitution indienne», estime Suhas Chakma, de la NCAT, une ONG indienne de lutte contre la torture.

L’Inde, qui cherchait à resserrer ses liens avec la Birmanie afin de contrer l’influence de la Chine, n’a pas condamné le coup d’État. Mais son ambassadeur auprès des Nations Unies, T.S. Tirumurti, a estimé que les progrès démocratiques réalisés par les Birmans ces dernières années «ne devraient pas être anéantis».

Au moins 60 civils ont été tués et près de 2000 personnes arrêtées en Birmanie depuis le putsch qui y a mis fin à une décennie de transition démocratique, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques.

(AFP)

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