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Crise migratoireLes réfugiés quittent la Finlande par centaines

Des demandeurs d'asile irakiens n'arrivent pas à s'adapter aux conditions de vie du pays nordique. Ils préfèrent rentrer chez eux.

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12.08 La «Jungle» de Calais, où affluent régulièrement des migrants espérant passer en Angleterre, accueille aujourd'hui plus de 9000 personnes, soit 2000 de plus qu'en juillet.

12.08 La «Jungle» de Calais, où affluent régulièrement des migrants espérant passer en Angleterre, accueille aujourd'hui plus de 9000 personnes, soit 2000 de plus qu'en juillet.

AFP/Philippe Huguen
Parmi ces 9106 personnes recensées dans les différentes zones du bidonville par les associations l'Auberge des Migrants et Help Refugees, on compte 865 mineurs, dont 676 non accompagnés, ont précisé vendredi deux ONG actives dans le bidonville.

Parmi ces 9106 personnes recensées dans les différentes zones du bidonville par les associations l'Auberge des Migrants et Help Refugees, on compte 865 mineurs, dont 676 non accompagnés, ont précisé vendredi deux ONG actives dans le bidonville.

AFP/Philippe Huguen
24.07.2016 L'île grecque de Lesbos se trouve vidée de ses touristes alors que plus de 800'000 réfugiés sont passés par là en 2015.

24.07.2016 L'île grecque de Lesbos se trouve vidée de ses touristes alors que plus de 800'000 réfugiés sont passés par là en 2015.

AFP/Louisa Gouliamaki

Plusieurs milliers de réfugiés irakiens arrivés en Finlande l'an dernier ont annulé leur demande d'asile pour rentrer dans leur pays de leur plein gré. Ils ont expliqué qu'ils ne parvenaient pas à s'adapter au climat et aux conditions de vie en général.

Environ deux tiers des demandeurs d'asile en 2015 étaient de jeunes hommes irakiens, qui doutent désormais du bien-fondé de leur décision. La Finlande organise à partir de cette semaine leur rapatriement par avion vers Bagdad.

Pour l'heure, quelque 4100 demandeurs d'asile ont annulé leur demande. Ce nombre devrait atteindre 5000 dans les mois à venir.

Près de 80% des migrants qui rentrent chez eux sont de nationalité irakienne. En revanche, seuls 22 Syriens sur 877 et 35 sur 5214 Afghans ayant requis l'asile à la Finlande ont demandé l'an dernier à rentrer dans leur pays. «Mon petit garçon est malade, il faut que je rentre», explique Alsaedi Hussein, un Irakien rencontré dans une agence de voyage à Helsinki en train d'acheter un billet d'avion pour Bagdad.

Le gérant de l'agence, d'origine somalienne, explique qu'il vend actuellement 15 à 20 vols par jour pour Bagdad. «Certains disent qu'ils n'aiment pas la nourriture ici, qu'il fait trop froid et qu'ils ne se sentent pas les bienvenus en Finlande. Il y a de nombreuses raisons», ajoute-t-il.

Déception

Les migrants qui s'en vont ont dit aux services d'immigration vouloir rentrer dans leurs familles, mais certains expriment aussi leur déception quant à la vie en Finlande.

«Certains disent que les conditions en Finlande, ainsi que le processus d'octroi de l'asile, qui est long, ne correspond pas à ce qu'ils attendaient ou à ce que les personnes qu'ils ont payées pour leur voyage leur avaient dit», explique Tobias van Treeck, responsable de programme à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Charters organisés

L'Allemagne, qui a accueilli 1,1 million de personnes en 2015, a aussi vu un petit nombre de réfugiés irakiens choisir de rentrer chez eux.

Les vols charters pour Bagdad instaurées par les autorités finlandaises permettront à 100 personnes de rentrer à Bagdad chaque semaine et continueront à faire des rotations tant qu'il y aura de la demande, explique-t-on à Helsinki. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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