Genève: Les régies victimes de hackers
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GenèveLes régies victimes de hackers

De plus en plus de gérances immobilières genevoises se font pirater leurs données. Les cybercriminels agissent souvent de l'étranger.

par
mag

Un logiciel de rançonnage qui prend en otage des données personnelles, les rendant illisibles tant qu'un code de déblocage n'est pas saisi. Déblocage qui coûte des milliers de francs. Une régie genevoise a été piégée par ce programme la semaine dernière, relate ce lundi la «Tribune de Genève». Une autre l'avait été en début d'année et avait dû lâcher près de 20'000 francs. Il suffit de cliquer sur un lien URL ou d'ouvrir une pièce jointe pour se faire avoir. Le logiciel malveillant peut alors attaquer le poste de travail et s'étendre sur l'ensemble du réseau de l'entreprise.

Bien que difficile à chiffrer, la cyberextorsion constitue une «tendance lourde» selon Melani, centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information de la Confédération. Il y aurait près de 600 demandes de rançon par semaine en Suisse auprès de banques, assurances et PME. Les agences immobilières sont une cible intéressante, car «elles ont les moyens de régler ces rançons et parce qu'elles disposent d'un portefeuille de clients que les pirates peuvent ensuite revendre à la concurrence», explique Guillaume Saouli. Le fondateur de la société de sécurité informatique Masada ajoute que, contrairement aux fiduciaires, les régies n'ont pas cette culture de la sécurité informatique.

La justice se trouve souvent démunie face à ce phénomène, indique le quotidien genevois. Les pirates agissent souvent de l'étranger, principalement d'Europe de l'Est. Le Ministère public n'a encore procédé à aucune arrestation dans ce domaine.

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