Actualisé 19.03.2013 à 16:37

SuisseLes rémunérations des grands patrons ont baissé

Les dirigeants des grandes entreprises suisses cotées en Bourse ont vu leur rémunération baisser de 1 à 3 % en moyenne l'an passé par rapport à 2011.

L'affaiblissement de la conjoncture n'est pas étranger à ce recul, a relevé mardi à Zurich Stephan Hostettler, partenaire du cabinet de conseils aux entreprises Hostettler Kramarsch Partner (hkp). Lorsqu'une entreprise gagne moins d'argent, les managers le ressentent.

M. Hostettler n'a pas souhaité donner de prévision quant à une poursuite de la baisse des salaires des dirigeants, après l'acceptation par le peuple suisse de l'initiative «contre les rémunérations abusives». Hkp ambitionne de passer en revue les salaires des responsables de 100 plus grandes entreprises helvétiques cotées en Bourse.

Pour l'heure, les investigations se sont limitées à l'examen des rapports annuels de neuf sociétés figurant parmi les 20 plus grosses cotations de la Bourse suisse et composant son indice Swiss Market Index (SMI) ainsi que 23 autres compagnies. Les dirigeants des premières ont ainsi gagné en moyenne 6,28 millions de francs, alors que les responsables des secondes ont perçu en moyenne 1,11 million.

Severin Schwann en tête

Dans le cercle des valeurs vedettes du SMI, les rémunérations de l'ensemble des membres de la direction ont baissé en moyenne de 1,1% l'an passé, alors que le tassement s'est inscrit à 2,9% pour les moyennes capitalisations. Le salaire de ces directeurs représente pour chacun entre 35 et 45% de celui gagné par leur patron.

Reste que les écarts demeurent significatifs, même parmi les entreprises listées dans le SMI. Ainsi Christopher Kirk, le patron du numéro un mondial de la certification et de l'inspection, le groupe genevois SGS, a vu sa rémunération s'effondrer de 64,7% à 1,55 million de francs. Severin Schwan, son homologue du géant pharmaceutique bâlois Roche occupe le premier rang avec un salaire de 13,9 millions, en hausse de 12,6%.

Du côté des moyennes capitalisations, Hariolf Kottmann, directeur général du groupe chimique bâlois Clariant, a enregistré la plus forte augmentation de salaire, ce dernier s'envolant de 61,5% à 6,03 millions de francs. A l'autre extrémité du classement, Monika Ribar, patronne du groupe de transports et logistique Panalpina, également à Bâle, a vu sa rémunération plonger de 57,6% à 0,95 million. (ats)

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