Sécurité (GE): Les renforts de police attendront
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Sécurité (GE)Les renforts de police attendront

Les promesses du Conseil d'Etat genevois ne seront pas tenues. En cause, le ras-le-bol des syndicats et un manque d'effectifs, malgré l'assermentation hier de 33 nouveaux gendarmes.

par
dti

C'est jeudi 1er septembre que, théoriquement, quelque 200 à 300 policiers devraient être rapidement disponibles le week-end pour assurer la sécurité de la population dans les rues genevoises. L'annonce avait été faite par la ministre de la sécurité, Isabel Rochat, la semaine dernière lors du point presse du Conseil d'Etat.

Les responsables de la police ont essayé, mardi, de trouver des solutions qui permettraient de mettre en place les mesures envisagées par la conseillère d'Etat. «Nos propositions ont été transmises à la magistrate», répond Monica Bonfanti, la cheffe de la police.

Du côté du syndicat des gendarmes (UPCP), on se montre un chouia plus bavard. «L'état major a effectivement fait des propositions pour dégager du personnel, confirme Christian Antonietti, son président. Mais cela implique inévitablement une surcharge de travail et donc une augmentation des heures supplémentaires. Tout cela aura un coût». Le syndicaliste rappelle que les gendarmes sont déjà dans une dynamique d'horaires extrêmement lourds. «Nous sommes à la limite du supportable, dit-il, on ne peut pas faire plus que plus».

De fait, les 33 nouveaux gendarmes qui ont prêté serment hier ne permettront de pas à la police de tout solutionner. L'UPCP a rendez-vous jeudi avec sa ministre pour évoquer le sujet.

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