Neuchâtel: Les requérants expulsés squattent des mobilhomes

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NeuchâtelLes requérants expulsés squattent des mobilhomes

Sans toit depuis leur expulsion du centre d'accueil de Perreux (NE), quelques requérants déboutés ont élu domicile dans les caravanes d'un camping de Colombier (NE).

par
frb

Les demandeurs d'asile agités du centre d'accueil de Perreux (NE) ne cessent de faire la Une des journaux neuchâtelois. Alors que certains d'entre eux se sont illustrés en cambriolant un kiosque du chef-lieu mercredi, d'autres ont forcé, la semaine dernière, les portes de plusieurs mobilhomes du camping Paradis-Plage, à Colombier (NE). «Ils ont dormi, mangé et regardé la télévision ici», ont raconté vendredi Brigitte et son mari à «L'Express».

Loin de leur en vouloir, le couple veut dénoncer la décision de l'Office fédéral des migrations, qui a mis à la porte du centre qui les hébergeait huit requérants d'asile dans la nuit du 30 au 31 octobre. «Ce n'est juste pas logique de les laisser à la rue, sans rien», disent-ils d'une voix. Le lendemain, rebelote. Trois hommes dormaient dans la caravane du couple. Ils se sont enfuis fissa à l'arrivée des propriétaires. Ces derniers affirment que d'autres portes du camping ont été forcées.

En cette période de l'année, le camping est fermé la nuit. Le couple de tenancier a donc engagé une compagnie de sécurité pour faire des rondes. Porte-parole de la police cantonale neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix n'est «pas surpris» par ces agissements. «Ce n'est pas normal de dormir dans un lieu qui appartient à quelqu'un d'autre; mais enfin, quand il fait froid, il faut bien trouver un abri», conclut-il, en rappelant que la violation de domicile n'est pas passible d'emprisonnement.

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