Paris: Les rescapés de Charlie Hebdo reçus par les juges
Actualisé

ParisLes rescapés de Charlie Hebdo reçus par les juges

Les rescapés et proches de victimes des attentats de janvier 2015 ont été reçus lundi par les juges antiterroristes.

Patrick Pelloux, rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo, figurait probablement parmi les personnes reçues par les juges antiterroristes.

Patrick Pelloux, rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo, figurait probablement parmi les personnes reçues par les juges antiterroristes.

photo: Keystone

Les trois juges ont présenté les perspectives de l'enquête sur les attentats qui ont frappé la capitale parisienne du 7 au 9 janvier 2015 devant plusieurs dizaines de parties civiles réunies dans une salle du tribunal de grande instance de Paris.

«Le sentiment est que les juges sont mobilisés et ne négligent aucune piste», a déclaré une des avocates des parties civiles, Me Méhana Mouhou à la fin de réunion.

Les frères Chérif et Saïd Kouachi, des islamistes radicaux, avaient tué 12 personnes le 7 janvier dans l'attaque du journal Charlie Hebdo avant d'être abattus deux jours plus tard dans un assaut des gendarmes du GIGN.

Le lendemain, Amédy Coulibaly avait tué une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine), près de Paris. Le 9 janvier, il avait abattu quatre hommes, tous juifs, dans la prise d'otages de l'Hyper Cacher, dans l'Est parisien, avant de mourir dans un assaut policier, juste après les frères Kouachi.

7 connaissances de Coulibaly

Sept connaissances ou proches de Coulibaly ont été mis en examen. Tous nient avoir eu connaissance de ses projets criminels.

Un an et demi après, de nombreuses questions restent sans réponses: comment ont été organisés les attentats? comment ont été achetées les armes? Les enquêteurs tentent toujours d'identifier de possibles complices ou commanditaires, dans les mouvances liées au groupe Etat islamique (EI) ou à Al-Qaïda.

Il reste beaucoup à faire

Mais en dépit de «nombreuses investigations», l'enquête n'a pas permis d'aboutir à des «avancées significatives», ont rapporté plusieurs avocats à l'issue de la réunion.

«Il reste beaucoup de travail à accomplir», a indiqué Me Méhana Mouhou, en soulignant les difficultés des enquêteurs confrontés à une charge de travail colossale avec les attentats de novembre.

Les enquêteurs peinent notamment à entrer dans du matériel informatique crypté, privant de fait les investigations de possibles informations, selon des avocats qui ont participé à la réunion.

Mais les juges espèrent progresser sur l'enquête grâce à la déclassification de plusieurs dizaines de documents, ont-ils ajouté. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion