Actualisé 22.04.2007 à 22:35

Les resquilleurs préfèrent l'amende à l'abonnement

LAUSANNE – Des pendulaires économisent en fraudant chaque jour. Ils n'ont plus peur des amendes.

«Mon abonnement mensuel me coûte 58 fr. et une amende 60 fr. A ce tarif-là, je préfère resquiller!» Employé à l'UNIL, Michel* se déplace en métro et en bus sans payer. «Certaines lignes des Transports lausannois (TL) sont peu contrôlées. Par exemple celle reliant le centre-ville à l'université. Du coup, beaucoup d'étudiants choisissent cette méthode.» Porte-parole des TL, Klaus Schaefer avoue ne pas connaître cette tendance. «Il y aura toujours des tricheurs. Pour le moment, nous estimons que nos amendes sont suffisamment dissuasives. Après deux ou trois contrôles successifs, les récidivistes renonceront.» Pour lutter contre cette minorité de «clients» – soit 3% des 200 000 passagers quotidiens, selon les statistiques des TL – 25 contrôleurs sont employés à plein temps. Ils sillonnent chaque jour toutes les lignes, de 6 h à minuit et de manière totalement aléatoire. «Actuellement, nous recherchons 5 à 7 personnes supplémentaires en vue du M2. Ce sera suffisant. Il faudrait idéalement un contrôleur par train, mais ce serait financièrement impossible», analyse Klaus Schaefer. Les TL estimment le manque à gagner dû aux fraudeurs à 3 millions de francs par an. «C'est stable depuis plusieurs années. Malheureusement, c'est le contribuable qui en fait les frais.» Pour rappel, la Confédération vient de fixer à 10 000 fr. le plafond pour les amendes dans les transports publics.

Yves-Laurent Blanc

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