Meurtre de Cointrin: Les rires indécents des bourreaux de P. S.
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Meurtre de CointrinLes rires indécents des bourreaux de P. S.

Le Tribunal criminel juge l'affaire du meurtre de Cointrin, dans lequel deux femmes sont soupçonnées d'avoir commandité le meurtre d'un homme. Les écoutes ne sont pas à l'avantage des accusées.

par
Jérôme Faas

Les rires, indécents, résonnent dans la salle du Tribunal criminel. Exit, le droit de mourir sur demande, l'euthanasie: le 1er décembre 2008, ces sujets amusaient beaucoup Carole* et sa mère, alors que l'homme dont elles ont commandité le meurtre n'était pas encore enseveli. Les écoutes diffusées mercredi matin au Tribunal criminel éclairent l'état d'esprit des deux femmes dans les jours, puis les semaines qui ont suivi la mort de Pierre S., le mari de Carole, abattu de deux balles dans la tête dans son lit, à Cointrin, le 26 novembre 2008.

«Je suis choquée, j'éprouve de la honte», dit aujourd'hui la mère de Carole. Tout comme elle se dit honteuse d'une autre conversation avec J., le palefrenier, lui aussi sur le banc des accusés, qui a mis les deux femmes en relation avec le tueur à gages présumé. L'épisode date du 19 mars 2009. Carole est déjà sous les verrous. Sa mère et J., qui par ailleurs devisent sur un ton badin, se disent «épatés par la petite», qui «ne dit rien» à la police.

«J'étais dans le déni», se justifie la mère, alors que les deux enregistrements accablent la famille et les proches de la victime. L'audition de Carole débutera mercredi après-midi.

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