Actualisé 29.01.2019 à 15:07

LausanneLes riverains de Marterey contre-attaquent

La rue commerçante pourrait devenir piétonne. Mais une pétition avec 3000 signatures s'y oppose et a été déposée mardi au Conseil communal.

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La rue de Marterey à Lausanne ne doit pas être fermée au trafic motorisé. Une pétition réunissant près de 3000 signatures va être déposée contre le postulat Donzé dont doit débattre le Conseil communal.

Le postulat est «une menace pour un quartier, pour le vivre-ensemble de ses habitants, mais surtout et aussi pour son économie modèle». Interdire les voitures sur cette partie de la rue est «une fausse bonne idée», affirment les pétitionnaires dans leur communiqué de presse diffusé mardi.

Mobilisation contre

Pour rappel, le postulat de l'élu PDC Manuel Donzé de l'époque demandait en 2017 de rendre 100% piéton le tronçon de Marterey entre Langallerie et Sainte-Beuve. Il parle de «prolonger la convivialité» du haut de la rue, dont les voitures ont été chassées lors de l'arrivée du m2.

«Tout un quartier» s'est mobilisé contre cette idée, relèvent les opposants. Une grande partie (40%) des signatures provient des habitants. Les 60% restants sont issus de la clientèle extérieure qui bénéficient notamment des 33 places de parc que compte cette partie de la rue.

Dynamisme économique

Les pétitionnaires développent deux pages d'arguments contre une éventuelle fermeture au trafic motorisé. Le dynamisme économique de la rue, avec ses artisans, ses indépendants et ses restaurateurs, est mis en exergue: au total, plus de 250 postes de travail et de places d'apprentissage.

A l'heure, où des rues se vident de leurs commerces ou sont colonisées par des succursales de grandes chaînes, les pétitionnaires ne veulent pas entendre parler des louanges unilatérales des zones piétonnes. Surtout que Marterey n'est pas le centre-ville, selon eux.

Réseau et entraide

L'accès motorisé, les places de parc, la présence de petits commerçants ne doivent pas non plus être considérés que sous l'angle économique, ajoutent les signataires. Pour de nombreux habitants, en particulier les plus âgés, ce réseau signifie «entraide» et «bienveillance», sans parler des coups de main au quotidien.

Lors de la discussion en commission en février 2018, par 8 voix contre 3, sans abstention, le postulat a été transmis à la municipalité. Selon le rapport, un commissaire favorable au postulat dénonce par exemple une ville de Lausanne «envahie par les voitures».

Pollution

L'élu juge donc nécessaire de limiter le trafic motorisé à cause de la pollution sonore et atmosphérique. Le débat en plénum devrait avoir lieu mardi soir ou mardi prochain. (ats)

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