Les Romands ont moins la pêche que les Alémaniques
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Les Romands ont moins la pêche que les Alémaniques

Les 15-34 ans romands affichent davantage de comportements «à risques» que les Alémaniques, selon une étude.

Les jeunes Neuchâtelois obtiennent une palme dont ils se passeraient, celle de la déprime. Selon le rapport de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan) paru hier, les 15-34 ans de ce canton affichent la plus mauvaise santé psychique du pays. Ils voient l'avenir avec moins d'optimisme que leurs contemporains alémaniques et font preuve d'une moins bonne estime de soi, mais ils sont aussi les champions des comportements à risques: alcool, tabac, drogue.

Vaud et Genève sont aussi concernés par ces toxicomanies, mais dans une moindre mesure, explique Jean-Luc Heel, de l'Obsan. Le Valais semble davantage épargné. «Pour être taxé de comportement à risques, il faut cumuler deux risques. Les Valaisans se concentrent peut-être davantage sur un seul, l'alcool», avance-t-il comme explication.

Autre gros souci de santé chez les jeunes, l'obésité, en augmentation marquée depuis la précédente enquête en 1997. Un tiers des garçons entre 15 et 34 ans affichaient un problème de surpoids en 2002. Les filles, elles, sont 11,8% à avoir un poids insuffisant (2,2% chez les hommes) et 16,7% un surpoids.

A noter que les femmes en insuffisance pondérale sont plutôt des Romandes. Le rapport relève que plus les personnes sont formées et plus leur statut socio-économique est élevé, moins elles sont exposées à l'obésité. «Plus on est formé et plus on est riche, plus on a tendance à pratiquer un sport», résume M. Heel. Le rapport pointe aussi l'amour des jeunes Romands pour le fast-food.

Emmanuelle Robert

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