Hockey sur glace – Les Romands victorieux, sauf Ajoie
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Hockey sur glaceLes Romands victorieux, sauf Ajoie

Retrouvez le résumé de la soirée de National League, avec les victoires de Lausanne, Genève, Fribourg et Bienne.

Dave Sutter  et Philippe Furrer contre Johnny Kneubuehler.
(Estelle Vagne/freshfocus)

Dave Sutter et Philippe Furrer contre Johnny Kneubuehler.
(Estelle Vagne/freshfocus)

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Fribourg se remet en bon ordre de marche

C’était un match particulier à Fribourg. Après 21 ans de présence au club, Raphaël Berger a assisté à son dernier match en qualité de membre actif du club de son cœur. 21 ans de bons et loyaux services. D’abord comme joueur, puis comme dirigeant. C’est donc au soir d’une ultime victoire qu’il passe officiellement la main à son successeur au poste de directeur général (CEO) à un certain John Gobbi. Le Léventin prend le témoin un soir de victoire contre… Ambri Piotta, le club de son enfance, lui qui a grandi à côté de feu la Valascia. Joli clin d’œil pour celui qui hérite d’un bébé en pleine forme.

Ou plutôt devrait-on parler d’un fier jeune homme dans la force de l’âge. Le Dragon fait fureur depuis le début de la saison. Bien installé dans sa nouvelle maison de la BCF Arena, il a une nouvelle fois fait salle comble. Un leader, ça attire forcément les curieux loin à la ronde.

Cette soirée a commencé avec quelques minutes de retard en raison des hommages rendus à Raphaël Berger. Une fois en Français, une fois en Allemand, ça rallonge forcément la cérémonie, sobre et efficace. À l’image de celui qui conduit avec succès la mutation de Gottéron qui a désormais tous les outils pour rivaliser avec les plus grosses cylindrées du championnat.

Après avoir tapé dans la main du directeur sortant, les Dragons sont entrés dans le match sans laisser souffler les visiteurs. Au lendemain de leur défaite à Rapperswil, qui mettait fin à cette folle série de dix victoires (dans le temps réglementaire), les hommes de Christian Dubé se sont immédiatement remis en bon ordre de marche. Deux supériorités numériques ont débouché sur deux bijoux de Rossi et de Mottet lors d’une première période à sens unique. Par la suite, Fribourg, qui a connu une semaine riche en émotions, a laissé venir son adversaire et baissé de rythme. La réduction du score de Heim a fait passer un frisson dans la BCF Arena. Mais en toute fin de tiers, sur le premier gros temps fort des Dragons, Kilian Mottet y est allé de son doublé. De quoi tuer toute velléité aux tessinois.

Et offrir une belle sortie au désormais ex-directeur du club.

Les Genevois sonnent la révolte au dernier tiers

Noah Rod patine à côté de Sebastian Schilt.
(Bastien Gallay/freshfocus)

Noah Rod patine à côté de Sebastian Schilt.
(Bastien Gallay/freshfocus)

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Il y avait comme une odeur de fin de cycle aux Vernets, une drôle d’atmosphère avec un gros sentiment de gâchis! Face à un Langnau en forme, qui possédait les deux meilleurs compteurs du championnat (Alexandre Grenier et Jesper Olofsson) avant le coup d’envoi et un Robert Mayer qui connaissait bien la maison, cela s’annonçait encore une fois compliqué pour les Grenat déjà battus à douze reprises cette saison, dont une dernière fois vendredi soir à Davos. «Quand tes meilleurs joueurs ne sont pas tes meilleurs joueurs, c’est ce qui arrive», avait lâché le coach dans les Grisons avant de monter dans le car du retour. De quoi s’interroger sur cette situation de crise qui semble durer dans la maison grenat. Allaient-ils enfin se réveiller?

Ce succès, il le fallait absolument, pour des Genevois qui se cherchent, qui peinent à marquer et qui commettent surtout beaucoup trop d’erreurs à chacune de leur sortie. Ils le savaient pourtant les Genevois, qu’ils devaient gommer toutes ces imperfections, soigner les sorties de zone et éviter les revirements, qui coûtent tellement cher au final.

Alors que dans les gradins le public qui ne reconnaît plus ses héros s’est mis à siffler (il y a longtemps que cela n’était plus arrivé), les Aigles ont toujours autant de peine à boucler une rencontre sans bavure et sans ratures. Noah Rod, en bon capitaine, avait pourtant montré la voie, à la 16e, en allant gratter un puck dans la zone de vérité, là où ça fait si mal. On pensait que cela allait libérer le dernier finaliste des play-off, mais non. Ce n’était qu’un feu de paille. Le No 96 semblait être le seul à se battre.

Tandis que Henrik Tömmernes (qui a force de trop patiner perd de sa lucidité), Eliot Berthon et Stéphane Patry ont écopé de stupides pénalités, Roger Karrer allait offrir juste avant la pause l’égalisation à Alexandre Grenier avant que Harri Pesonen n’exploite une nouvelle bourde, cette fois-ci de Daniel Winnik, à la 37e, alors que les Grenat étaient en supériorité numérique. C’est la septième fois que cela se produit depuis le début de l’exercice. À croire qu’ils faisaient exprès, qu’ils jouaient contre leur entraîneur! Ce deuxième tiers était à classer au musée des horreurs. Drôle d’impression.

Mais voilà, comme l’a écrit un jour Agatha Christie, «ce n’est pas parce qu’un problème nest pas résolu qu’il est impossible à résoudre.» Daniel Winnik, piqué au vif, est sorti de la deuxième pause avec la rage au ventre pour aller égaliser (46e) et sonner la révolte d’Aigles semblant revigorés. Et c’est finalement Karrer, montré du doigt au premier tiers, qui allait se faire pardonner, trompant un Robert Mayer qui s’est blessé en voulant sauver ses coéquipiers. Le public, le même qui avait sifflé, s’est alors levé pour applaudir longuement ces Genevois qui ont certainement sauvé la farce et leur entraîneur. À quoi ça tient. Et si cette victoire si importante, qui a tardé à venir, était le déclic?

Ajoie a craqué en dix secondes contre le LHC

Ken Jaeger poursuivi par Daniel Eigenmann.

Ken Jaeger poursuivi par Daniel Eigenmann.

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Le Lausanne HC a évité le piège face à la lanterne rouge et s’est redonné un peu d’air après ses deux récentes défaites consécutives (Langnau et Ambri). Mieux encore pour les Vaudois, le déclic offensif tant attendu a enfin eu lieu: les Lions ont marqué leurs six buts à cinq contre cinq.

Le LHC a toutefois commencé sa soirée en étant malmené par le HC Ajoie. Ce qui n’a pas empêché les Lions douvrir la marque grâce à Andrea Glauser (6e). Une avance gommée une dizaine de minutes plus tard par le nouveau renfort étranger du HCA, Sebastian Wännström. Démarqué par Philip-Michaël Devos, l’ailier suédois a habilement déjoué le gardien Luca Boltshauser (16e, 1-1).

Les Jurassiens, qui avaient le vent en poupe, ont alors connu un terrible passage à vide en fin de première période (19e). Jiri Sekac et Christoph Bertschy ont, en l’espace de dix secondes, exploité deux erreurs défensives ajoulotes pour faire passer la marque à 1-3. Le HCA ne s’en est jamais remis.

Dans le camp vaudois, un homme a su saisir sa chance: Phil Varone, titularisé en l’absence du défenseur canadien Mark Barberio (annoncé blessé), a délivré trois passes décisives et a brillé à la position de centre, entouré par les Tchèques Michael Frolik et Jiri Sekac (un but et un assist chacun). La ligne d’attaque 100% étrangère nouvellement formée a été directement impliquée sur trois des quatre premiers buts du LHC

Dimanche, les Vaudois reçoivent le HC Bienne. L’occasion, peut-être, de confirmer et d’entamer enfin une série positive dans ce championnat. Les Ajoulots se déplaceront à Lugano mardi.

Bienne assure les trois points sur la fin

Damien Brunner au contact avec Zack Mitchell.

Damien Brunner au contact avec Zack Mitchell.

Marc Schumacher/freshfocus

Samedi face à Rapperswil, le HC Bienne s’est fait prendre à froid. Il n’a fallu que 60 secondes à Dominic Lammer pour inscrire le 0-1. Les Biennois restaient pourtant sur un bon résultat face aux ZSC Lions (victoire 4-1 au Hallenstadion) samedi dernier. Mais peut-être que passer une semaine sans jouer, cela fait un peu trop.

Cette action a servi de réveil à des Biennois qui ont su réagir très rapidement, pour le plus grand plaisir de leurs 5301 spectateurs. Le Suédois Viktor Lööv a égalisé 67 secondes plus tard. Même pas le temps de douter. Alors que les retardataires n’avaient pas encore pris place sur leur siège de la Tissot Arena, le score était déjà de 1-1. La suite du premier tiers n’a plus donné grand-chose avec seulement 8 tirs cadrés pour les Biennois et 7 les Saint-Gallois.

Il a donc fallu attendre quasiment la mi-match (28e) pour voir le score évoluer. C’est Toni Rajala qui a signé le 2-1 en supériorité numérique, sur un service de Noah Delémont. Rapperswil est revenu une fois au score par Emil Djuse à la 45e, avant de céder en fin de rencontre. Toni Rajala, toujours avec un homme de plus sur la glace, a réussi le 3-2 à la 52e, avant que Michael Hügli ne vienne sceller le score final à 4-2 à la 58e.Avec cette victoire, les Seelandais restent deuxième du classement à cinq longueurs de Fribourg, mais n’ont rien cédé face au HC Davos, vainqueur de Berne 6-3. Dimanche, ils devront remettre l’ouvrage sur le métier dans un déplacement qui s’annonce périlleux du côté de Lausanne.

(Sport-Center)

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