Saint-Pétersbourg: Les services secrets russes ont déjoué une attaque sur un bâtiment militaire

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Saint-PétersbourgLes services secrets russes ont déjoué une attaque sur un bâtiment militaire

Près de Saint-Pétersbourg, un bâtiment du Ministère russe de la défense était visé par un attentat, communique Moscou. Trois hommes ont été arrêtés.

Une enquête pour «tentative d’acte terroriste» a été ouverte, un crime puni par de très lourdes peines de prison. Trois hommes avaient, semble-t-il, l’intention d’incendier un bâtiment militaire dans la région de Saint-Pétersbourg.

Une enquête pour «tentative d’acte terroriste» a été ouverte, un crime puni par de très lourdes peines de prison. Trois hommes avaient, semble-t-il, l’intention d’incendier un bâtiment militaire dans la région de Saint-Pétersbourg.

AFP

Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé, vendredi, avoir déjoué une tentative d’incendier un bâtiment militaire dans la région de Saint-Pétersbourg et arrêté trois suspects, un type d’attaque qui s’est multiplié en Russie depuis l’offensive en Ukraine. Le FSB a affirmé que ces trois habitants de la ville de Vyborg, à une centaine de kilomètres de la deuxième ville de Russie, «avaient l’intention d’incendier un bâtiment administratif appartenant au Ministère russe de la défense». Une enquête pour «tentative d’acte terroriste» a été ouverte, un crime puni par de très lourdes peines de prison.

Depuis le déclenchement de l’offensive du Kremlin en Ukraine, fin février, des médias russes ont rapporté plusieurs dizaines de cas de jets de cocktails Molotov ou de dégradations contre des bâtiments officiels à travers le pays. Ces incidents, passés sous silence dans les médias d’État, visent en particulier des commissariats de l’armée, chargés en Russie du recrutement de nouveaux soldats et d’envoyer les convocations au service militaire obligatoire d’un an.

Le chiffre de 16’000 interpellations évoqué

En Russie, les critiques de l’offensive en Ukraine, dans l’espace public ou sur internet, sont fermement réprimées. Selon l’ONG OVD-Info, plus de 16’000 personnes ayant manifesté contre l’attaque ont été interpellées depuis fin février. Les autorités russes ont infligé des centaines d’amendes à des personnes accusées d’avoir «discrédité» l’armée, parfois sur la base d’une simple conversation en ligne.

Selon OVD-Info, plus de 230 personnes ayant dénoncé le conflit sont également poursuivies pénalement, notamment pour «diffusion d’informations mensongères» sur les troupes russes, une infraction instaurée en mars et passible de 15 ans de prison.

(AFP)

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