Vaud – Les sessions en présentiel ne sont pas du goût de tout le monde à l’UNIL

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VaudLes sessions en présentiel ne sont pas du goût de tout le monde à l’UNIL

L’Université de Lausanne (UNIL) a décidé de maintenir ses examens en présentiel, malgré le pic épidémique de Covid-19. Des étudiants supportent mal cette décision et fustigent les conditions dans lesquelles se déroulent les sessions. L’UNIL estime de son côté que les choses se passent normalement.

par
Marc Fragnière
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L’UNIL a décidé de maintenir ses examens en présentiel, malgré le pic épidémique de Covid-19.

L’UNIL a décidé de maintenir ses examens en présentiel, malgré le pic épidémique de Covid-19.

20min/François Melillo
«Nous procédons à des contrôles aléatoires», indique le vice-recteur de l’UNIL.

«Nous procédons à des contrôles aléatoires», indique le vice-recteur de l’UNIL.

20min/François Melillo
Certains étudiants dénoncent l’absence de mesures pour d’éviter les attroupements. 

Certains étudiants dénoncent l’absence de mesures pour d’éviter les attroupements.

20min/François Melillo

«L’UNIL s’est montrée trop têtue en maintenant ses examens en présentiel, cela rajoute un surplus de stress», fustigent certains étudiants, d’autant plus que les mesures Covid ne seraient pas respectées sur site: «Aucun contrôle des pass sanitaires à l’entrée, aucune mesure particulière pour éviter des attroupements et des sessions regroupant plusieurs centaines de personnes, dont certaines qui toussent, dans des auditoires», s’agace une étudiante. Le vice-recteur, Giorgio Zanetti, estime, lui, qu’il n’y a rien d’anormal dans cette situation.

«On dirait que notre santé n’a aucune valeur»

Une étudiante

«La décision de maintenir les examens en présentiel a été prise en étroite collaboration avec les autorités sanitaires. Par ailleurs, les associations estudiantines étaient favorables à cette option dont les conditions sont les plus stables et les plus équitables», précise Giorgio Zanetti. «On dirait que notre santé n’a pas de valeur. Et les conditions actuelles poussent les gens à adopter des comportements irresponsables. Par peur de devoir aligner une trop lourde série de sessions en juin, certains malades passent actuellement leurs exams», s’indigne une universitaire. À Genève, afin de permettre aux étudiants malades ou en quarantaine de passer leurs examens, l’Université a assoupli les conditions de passage des oraux, autorisant les étudiants à les faire à distance.

Aucune irrégularité remarquée

«J’ai passé trois examens sans qu’on me demande mon pass Covid», s’exaspère une étudiante triplement vaccinée. «Nous procédons aux mêmes contrôles que durant le semestre, à savoir des contrôles aléatoires. Les semaines précédant les sessions, nous avons effectué plusieurs milliers de contrôles par pointage et ces derniers n’ont pas révélé d’irrégularités», rétorque le vice-recteur, estimant qu’il n’est pas nécessaire d’engager des agents de sécurité supplémentaires pour intensifier les contrôles. «Il n’y a jamais eu de cluster à l’UNIL», rappelle-t-il.

Alors que des malades attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés plus de trois jours après avoir été empêchés de se présenter à leurs examens, on reproche, côté estudiantin, des lenteurs et un manque de communication. «Même certains professeurs font preuve du même désarroi que nous face aux silences du rectorat», assure une universitaire.

«Comme en tout temps, les malades se signalent et on cherche des solutions. On a pris l’engagement institutionnel que les études ne seraient pas prolongées à cause des quarantaines. Le médecin cantonal autorise du reste les personnes en quarantaine à se présenter aux examens. Pour les malades, on étudie au cas par cas, afin de proposer les meilleures solutions personnalisées. Il y a actuellement 13’000 étudiants qui passent des examens, alors cela peut effectivement prendre un peu de temps», admet Giorgio Zanetti.

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