Actualisé 16.01.2015 à 10:30

Lausanne

Les SI peinent à admettre des couacs à répétition

L'offre d'accès à des chaînes TV que proposent les Services industriels lausannois n'est toujours pas au point.

de
Frédéric Nejad Toulami

Le boîtier TV+ a été lancé avec six mois de retard, en février 2014, par le fournisseur communal d'accès à internet. Chef du Service multimédia lausannois, Philippe Jacquet expliquait alors à la presse: «Comme nous arrivons tard avec ce produit, nous ne pouvions pas nous permettre des ratés à son lancement.» Onze mois plus tard, les ratés n'ont jamais cessé. Au point que les Services industriels (SI) ont envoyé un courrier à leurs clients en novembre 2014 afin de s'excuser des couacs de fonctionnement pour regarder la télévision. Puis le 18 décembre, pour se montrer rassurants et magnanimes: les abonnés qui n'ont pas encore préféré résilier leur contrat bénéficient dès janvier 2015 de la gratuité de l'offre TV+. Jusqu'à l'arrivée de la VoD (vidéo à la demande), souvent promise mais toujours pas agendée...

Pourtant, visionner des programmes en direct sans que l'image se fige ou pouvoir utiliser la fonction «replay» demeure encore parfois problématique en 2015. Même si Philippe Jacquet minimise, voire conteste d'abord cela: «Je n'en suis pas informé et notre produit semble avoir atteint une très bonne stabilité depuis la mi-décembre.» Il invite ensuite à changer de boîtier; mais une fois la nouvelle box branchée, les couacs persistent... Captures d'écran envoyées à l'appui, il finit par admettre la situation. Quant au patron des Services industriels, Jean-Yves Pidoux, il confesse des couacs mais explique: «Je suis politicien, pas technicien.»

«Chaque fois que les SI sont confrontés à des problèmes, ils répondent systématiquement qu'il faut patienter et que ça s'améliorera», constate le libéral-radical Pierre-Antoine Hildbrand. Elu à l'organe législatif de la ville de Lausanne, il critique la stratégie des services de Jean-Yves Pidoux: «Ils ont l'ambition de concurrencer des géants (ndlr: Swisscom, Sunrise, M-Budget) dans le domaine d'internet et de l'offre télévisée, et ils bénéficient de l'aura du service public, avec des clients captifs, donc ils ont le devoir de proposer des services à la hauteur.»

«La Ville ne doit pas perdre de clients»

«En tant que commissaire aux comptes de la commission des finances, je poserai des questions et demanderai des précisions sur ce sujet au municipal Jean-Yves Pidoux», précise l'élu communal libéral-radical Pierre-Antoine Hildbrand. Ce d'autant plus qu'à ses yeux, les SIL ne peuvent se permettre de perdre des abonnés mécontents, étant donné que le réservoir de nouveaux clients est limité à Lausanne et sa région seulement. Impossible d'aller en chercher ailleurs.

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