Actualisé 01.03.2009 à 21:22

EspagneLes socialistes manquent leur pari de s'emparer du Pays basque

Les socialistes espagnols ont manqué leur pari de bousculer l'hégémonie des nationalistes lors des élections régionales de dimanche au Pays Basque.

Le scrutin en Galice était également très serré.

Selon ce sondage de l'institut Ipsos, la coalition nationaliste au pouvoir au pays basque semblait en mesure de conserver la région. Les nationalistes modérés du PNV du dirigeant souverainiste Juan José Ibarretxe remporte 30 à 32 sièges, ses alliés nationalistes d'EA un à trois sièges et ceux d'EB entre zéro et trois sièges.

Cela permettrait à la coalition sortante de remporter la majorité absolue de 38 sièges sur 75, selon la fourchette haute de ce sondage.

Le Parti socialiste basque (PSE) est en nette progression par rapport aux dernières élections basques de 2005. Il remporterait de 26 à 28 sièges (contre 18 précédemment). Les conservateurs du PP, qui ont mené une campagne électorale résolument anti-nationaliste obtiendraient neuf ou dix sièges, contre quinze précédemment.

Indépendantistes radicaux exclus

Ces élections étaient les premières organisées au Pays Basque en l'absence de tout parti ou liste indépendantiste radicale, exclus par la justice espagnole en raison de leurs liens présumés avec la mouvance de l'organisation armée ETA, qui avait dénoncé vendredi un scrutin "antidémocratique".

Le parti indépendantiste non violent Aralar, né d'une scission avec Batasuna, le bras politique interdit de l'ETA, profiterait légèrement de ce contexte. Il passerait d'un siège au Parlement régional à une fouchette de deux à quatre sièges.

Incertitude totale en Galice

En Galice (nord-ouest), où un autre scrutin régional avait valeur de test pour le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, confronté à une grave crise économique, l'incertitude était totale dimanche soir.

Les conservateurs du Parti populaire (PP) arriveraient en tête avec 36 à 38 sièges sur 75 au Parlement régional. Les socialistes obtiendraient 25 à 27 sièges et leurs alliés régionalistes du BNG onze à treize sièges.

Il y a quatre ans, alors que les résultats étaient similaires, il avait fallu attendre plusieurs jours le décompte des suffrages des quelque 335'000 Galiciens de l'étranger pour connaître le vainqueur. Après 24 ans de règne du PP, les socialistes avaient finalement ravi le pouvoir en s'alliant avec le BNG.

Incidents

La participation a été en hausse en Galice et en baisse au Pays Basque par rapport aux élections de 2004. Au Pays Basque, plus de 5000 agents de police étaient mobilisés pour la journée électorale. L'ETA s'était invitée dans la campagne avec deux attentats à l'explosif.

La matinée y a été perturbée par quelques incidents. A Bilbao, des militants indépendantistes ont insulté des candidats se rendant aux urnes, dont le dirigeant socialiste Patxi Lopez, et déployé des banderoles proclamant "Démocratie zéro" ou "Non à la situation d'exception".

La nuit avait été marquée par des actes de violences urbaines attribués à des jeunes radicaux basques et par l'arrestation d'un membre présumé de l'ETA, soupçonné de préparer "un attentat imminent". (ats)

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