Etats-Unis: Les soldes se transforment parfois en rixes
Actualisé

Etats-UnisLes soldes se transforment parfois en rixes

Des magasins noirs de monde, quelques bousculades dans les rayons, une attente interminable aux caisses: le «Black Friday» démarre ce vendredi aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.

Le coup d'envoi est donné ce vendredi. Ces promotions, cruciales pour la grande distribution et une économie américaine fortement tributaire de la consommation des ménages, marquent aussi le début des achats de Noël, à moins d'un mois des fêtes de fin d'année.

Le temps d'une journée frénétique pour les Américains, les commerces et la grande distribution font d'importants rabais et engrangent l'un des meilleurs chiffres d'affaires de l'année. L'an dernier, les ventes avaient totalisé 57,4 milliards de dollars (55,2 milliards de francs), selon la Fédération nationale du commerce de détail (NRF). La dépense moyenne par client s'élevait à 407,02 dollars.

Surnommées «Cyber Monday» - du temps où les consommateurs ne disposaient pas d'un accès rapide à Internet et se connectaient au bureau pour profiter des offres - les ventes en ligne n'avaient pas été en reste. D'après le cabinet spécialisé ComScore, elles avaient atteint le chiffre record de 1,7 milliard de dollars, le lundi suivant ce long week-end.

Scènes de chaos au Royaume-Uni

La tendance semble gagner progressivement l'Europe. Notamment en Grande-Bretagne, où les médias ont relaté des scènes de bagarres et de chaos. La police a dû intervenir dans plusieurs magasins de Londres, Glasgow ou Cardiff. Trois personnes ont été arrêtées, dont une pour avoir menacé de «casser la tête» à une employée. Une femme a été légèrement blessée par la chute d'un téléviseur, rapporte AFP.

Les quotidiens espagnols «El Pais» et «El Mundo» se font aussi l'écho de l'apparition sur la Péninsule ibérique de cette coutume américaine. La première chaîne de grands magasins du pays El Corte Inglés propose des rabais compris entre 10 et 70% sur ses prix. L'empire Inditex (Zara, Pull&Bear, etc) offre également des remises de 20%.

En France, le phénomène serait lié à l'influence du géant américain du commerce en ligne Amazon, selon le professeur de marketing à l«université Paris-Est, Philippe Jourdan. cité par 20minutes.fr. Plusieurs millions de Français sont attendus par les grandes enseignes - Darty, Auchan et Fnac, entre autres - pour profiter de rabais de 10 à 85%, poursuit l'article.

Marginal en Suisse

Rien de comparable en Suisse, où seuls quelques commerçants indépendants titrent sur l'événement. A côté d'eux, quelques filiales de grandes chaînes de magasins français, en particulier Conforama et Fnac, ou encore le détaillant en ligne allemand Zalando. Mais avec 10% sur une partie de leur assortiment, leur offre est nettement moins avantageuse.

Les consommateurs suisses peuvent toujours se rabattre sur Internet, où les plus grandes enseignes usent de leur site pour surfer allègrement sur la vague du «Black Friday».

Le «Black Friday», désigne le lendemain du jour férié de Thanksgiving aux Etats-Unis. L'explication la plus commune pour ce terme de «vendredi noir» fait référence à la comptabilité des magasins dans les années 1960. Les commerçants tenaient alors leurs registres à la main, notant les pertes à l'encre rouge et les gains à l'encre noire. Ce long week-end d'achats leur permettait généralement de renouer avec les chiffres noirs. (ats)

Ton opinion