Agenda: Les sorties cinéma du 22 février 2017
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AgendaLes sorties cinéma du 22 février 2017

Toutes les bandes-annonces des nouveaux films sur les écrans en Suisse romande sont ici.

par
Catherine Magnin
John Baer

«Split», de M. Night Shyamalan:

Retrouvez notre critique ici

«Lion», de Garth Davis:

Retrouvez notre critique ici

«Ouvert la nuit», d'Edouard Baer:

Troisième film réalisé par l'ancien trublion de Radio Nova, «Ouvert la nuit» est foutraque, approximatif, tendre, grotesque, étudié, impulsif, excessif, gonflé, jubilatoire, fanfaron... Sûr, il va diviser! Edouard Baer se panade dans la peau de Luigi, directeur de théâtre aussi irresponsable qu'égocentrique, à la veille d'une première et à deux doigts de la banqueroute. Il risque de perdre la confiance de son équipe et de son amie et collaboratrice (Audrey Tautou). Pour sauver l'affaire, Luigi doit trouver... un singe! Il embarque alors une stagiaire (Sabrina Ouazani) dans une virée nocturne à travers un Paris haut en couleur, entre vendeurs de roses, clochards, piliers de bar, Africains de Montreuil... Bref, «Ouvert la nuit», c'est juste.... vivant! ****

«Si j'étais un homme», d'Audrey Dana:

Les fêtes foraines, les nuits d'orage ou d'ivresse, ça vous transforme un gamin en adulte («Big»), une adulte en ado («Camille redouble»), une fille en sa mère («Freaky Friday»). Ou une femme en homme, comme Jeanne (Audrey Dana), qui se réveille une bite entre les cuisses! C'est gênant. Ça n'entre pas dans sa lingerie. Ça se coince partout. Ça donne des envies de coucher avec sa meilleure amie. Ça pose surtout problème quand on s'éprend d'un homme bien hétéro... Plutôt qu'aux inégalités sociales, «Si j'étais un homme» s'intéresse à la découverte de l'autre sexe et au désarroi de ne pas se sentir en adéquation avec son corps. Le traitement est maladroit, mais intéressant. **

«Brooklyn Village», d'Ira Sachs:

C'est avec beaucoup de tact qu'Ira Sachs raconte comment les amitiés d'ados font parfois les frais des conflits d'adultes. Tony vient d'emménager dans la maison dont ses parents ont hérité à Brooklyn. Jake vit au rez avec sa mère, couturière, qui ne peut assumer la hausse de loyer imposée par ses nouveaux propriétaires... **

«Safari», de Ulrich Seidl:

Clouer au pilori des nantis qui partent en safari pour se photographier avec des trophées d'animaux sauvages de plus en plus gros: voilà ce que fait Ulrich Seidl dans «Safari». Le réalisateur de la trilogie «Paradis» a pris le parti d'observer les méthodes, d'écouter l'excitation de ces chasseurs, tout en posant sur eux un regard bien partial. Qu'il filme la mise à mort comme un sport, le dépeçage des proies (estomacs sensibles s'abstenir...), le contraste avec la population locale, c'est la sauvagerie humaine qu'il a dans le viseur de sa caméra.

«Harmonium», de Kôji Fukada:

Comment une mère peut-elle vivre avec l'idée qu'elle a désiré l'homme qui a agressé sa fille au point d'en faire un légume? Tel est le coeur d'«Harmonium». Ce drame tout en non-dits, qui a remporté le Prix du jury de la section Un Certain Regard à Cannes en 2016, vaut surtout par la qualité de ses interprètes. **

«Ama-san», de Claudia Varejao:

Elles sont coquettes sans être mijaurées. Elles sont affairées sans être stressées. Elles aiment la bonne cuisine et le karaoké. Elles ont entre 50 et 85 ans, et plongent quasiment chaque jour au large du Japon, en apnée, à la recher­che de coquillages et de crustacés. Elles, ce sont les Ama­-San, dont Claudia Varejao filme les routines comme des rituels millénaires, répétitifs, hors du temps et du danger. Une sacrée bouffée d'oxygène. ***

«John Wick 2», de Chad Stahelski:

Vous avez vu «John Wick»? Vous savez à quoi vous attendre: un taiseux (Keanu Reeves) qui trucide à tour de bras parce qu'on a touché à son chien et à sa Mustang. La suite passe la deuxième, doublant le nombre de figurants froidement abattus. Vous voulez un chiffre? Munissez-vous d'un de ces compteurs qu'on voit dans les mains des hôtesses de l'air. Attention à la crampe du pouce au 141e clic...

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