France: Les soupçons de fraudes pèsent sur le PS

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FranceLes soupçons de fraudes pèsent sur le PS

Les soupçons de fraudes lors de l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ont pesé samedi sur le conseil national du parti, censé se concentrer sur sa rénovation.

Ségolène Royal qui menace de saisir les tribunaux n'était pas présente.

La réunion était au départ prévue pour préparer le scrutin du 1er octobre, où les militants seront invités à valider les propositions concernant notamment l'organisation de primaires ouvertes et la limitation du cumul des mandats.

Mais à la Mutualité, au coeur de Paris, les remous provoqués par le livre «Hold-uPS, arnaques et trahisons» sur les fraudes présumées lors du choix de Martine Aubry, fin 2008, étaient dans tous les esprits.

La maire de Lille a refusé d'alimenter la polémique tout en mettant en garde ceux qui voudraient «abîmer» le parti. «Je voudrais vous dire à l'occasion cette année du 150e anniversaire de Jaurès, je ne laisserai pas abîmer ce parti, je ne laisserai pas abîmer le Parti socialiste de l'intérieur, je ne laisserai pas le Parti socialiste insulté de l'extérieur», a-t-elle lancé.

Ségolène Royal, qui s'était présentée contre Martine Aubry pour prendre la tête du PS, a menacé vendredi de porter l'affaire devant les tribunaux. «Le Parti socialiste n'est pas une zone de non-droit. Personne ne comprendrait que ceux qui se sont prêtés à ces fraudes soient impunis», a-t-elle dit sur France Inter.

Mais au sein du parti, beaucoup appellent à l'apaisement. «Refaire le match Ségolène Royal-Martine Aubry c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire», a estimé samedi le député Manuel Valls, qui défendait l'ancienne candidate à la présidentielle lors de l'élection interne de novembre.

«Il est non seulement temps de changer de méthode, de projet pour les Français, mais aussi de changer de génération», a-t-il ajouté.

(ats)

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