Les sports d'hiver vont-ils booster le covoiturage?
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Les sports d'hiver vont-ils booster le covoiturage?

Mobilité. La pratique peine à démarrer en Suisse. Les fans de glisse proposent une piste.

Rouler au ralenti dans des bouchons, c'est le prix à payer pour une journée de ski lors de forte affluence. Lancé au début de l'année, le portail Skiski.ch a l'ambition de changer les choses, en optimisant l'occupation des véhicules tout en réduisant les nuisances écologiques.

Il met gratuitement en relation des gens désirant se rendre dans une station de ski. Les frais sont ensuite partagés. Pour l'heure, une quinzaine d'offres sont disponibles sur le site. «Le covoiturage n'est pas encore entré dans les mœurs», explique Nicolas Lonfat, fondateur du site.

Pour l'heure, le portail propose chaque semaine à ses membres une petite vingtaine d'abonnements à moitié prix à titre incitatif.

A la traîne en Suisse, le covoiturage a fait cette année une belle percée en France, où, profitant notamment des grèves, le site

Covoiturage.com a enregistré une augmentation de plus de 30% de son trafic. En moyenne, quelque 17 000 trajets sont disponibles sur le site qui compte 30 000 visites quotidiennes. «On remarque une prise de conscience chez les gens, explique son fondateur, Thomas Herlin, mais la volonté des autorités à forcer à utiliser des moyens alternatifs a aussi un impact.»

(laf)

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