Vaud – Les squatteurs d’Yverdon demandent une trêve hivernale

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VaudLes squatteurs d’Yverdon demandent une trêve hivernale

Les activistes doivent quitter les bâtiments qu’ils occupent au plus tard le 27 décembre. De son côté, l’Exécutif n’entrera pas en discussion tant que les demandeurs d’aide resteront inconnus.

par
Lauren von Beust

La justice a tranché, il y a une dizaine de jours. Les squatteurs du quartier de Clendy-Dessous à Yverdon-les-Bains (VD) doivent abandonner les deux bâtiments qu’ils occupent illégalement, au plus tard le 27 décembre. Mais les Clendystins, comme se font appeler les activistes, sont déterminés à poursuivre leur lutte, malgré l’échéance qui approche.

Vendredi dernier, les militants du collectif Quartier Libre ont fait recours à la décision du Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois. «Ce recours porte notamment sur la question du préjudice difficilement réparable fait aux propriétaires. Un élément essentiel de l’argumentaire des requérants, mais que contestent les activistes au vu de la nouvelle vie insufflée aux jardins et aux bâtiments, qui n’ont d’autre échéance que leur destruction prochaine», explique lundi le collectif. Pour rappel, plusieurs propriétaires des bâtiments avaient déposé plainte pour violation de domicile.

Demande de trêve hivernale

Pour l’heure, les Clendystins demandent une trêve hivernale, ont annoncé ces derniers lors d’une conférence de presse. Mais une telle mesure n’est pas appliquée en Suisse, contrairement à la Loi Alur, en France, qui interdit de déloger des squatteurs du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante.

Dans le cas où les squatteurs devaient être délogés, les militants, qui déplorent la possibilité d’être «jetés à la rue» en période de Noël, ont déjà demandé à la Municipalité de mettre à disposition un bâtiment communal vide, ne serait-ce que pour reloger les personnes menacées de passer l’hiver dehors. À l’heure actuelle, les activistes disent n’avoir reçu encore aucune réponse de l’Exécutif.

De l’aide, mais à une condition

«La Municipalité n’octroie pas d’aide à des personnes inconnues, réagit Christian Weiler, municipal yverdonnois chargé de la Sécurité publique. Que les personnes qui ont besoin d’aide s’annoncent et à ce moment-là, on entrera en matière.» Quant à l’échéance qui menace les squatteurs, l’élu ajoute qu’«un départ en catimini leur permettrait de conserver leur anonymat…».

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