Actualisé 26.08.2009 à 19:55

Delémont

Les stations de lavage forcées de fermer boutique

Sécheresse oblige, laver sa voiture est interdit et passible d'une lourde amende. Les exploitants des lavages sont résignés.

de
Eugenio D’Alessio

«Le ripolinage des jantes alu n'est plus d'actualité.» Michel Hirtzlin, chef des Services industriels de la Ville de Delémont, n'y va pas par quatre chemins: la sécheresse persistante, qui met en danger les réserves en eau du chef-lieu jurassien, exige des mesures musclées. Dès demain à midi, les stations de lavage de voitures devront fermer boutique jusqu'à nouvel avis. Les contrevenants risquent des amendes de 40 000 francs. Même la canicule de 2003 n'avait pas donné lieu à de telles mesures.

La dizaine d'exploitants delémontains fait contre mauvaise fortune bon coeur. Gilles Rais, patron du garage du même nom, se veut philosophe: «J'accepte cette décision, même si elle occasionnera une perte financière. Je viens d'investir 200 000 fr. pour une nouvelle machine de lavage, acquise en leasing. Avec cette interdiction, je risque de perdre entre 400 et 500 fr. par jour.»

Au garage Automobiles Transjurane, le plus grand de Delémont, le propriétaire, Charles Rufer, ne cède pas à la panique. «Ma station de lavage, qui est équipée de quatre boxes et qui accueille par beau temps près de 400 voitures, ne va pas trop souffrir de cette interdiction. Mon garage ne vit pas que du lavage.»

En tous les cas, la mesure delémontaine va bien au-delà des classiques restrictions d'arrosage ou des coupures d'eau dans les fontaines.

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