Les stupéfiants à la base du terrorisme
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Les stupéfiants à la base du terrorisme

MADRID - La lutte contre les trafics de drogue est un élément clé pour lutter contre les groupes terroristes.

«La connexion entre la drogue et le terrorisme est réelle», a déclaré Karen Tandy, directrice de l'Agence anti-drogue américaine (Drug enforcement administration, DEA) à l'ouverture de la 25e Conférence internationale sur la répression des stupéfiants (IDEC) qui se tient jusqu'à jeudi à Madrid.

«Nous le voyons tous les jours en Afghanistan. Nous savons que les trafiquants de drogue et les talibans sont régulièrement alliés et que les trafiquants soutiennent les attaques contre les forces alliées», a-t-elle ajouté.

Argent de la drogue

Les groupes terroristes utilisent de manière croissante l'argent provenant de trafics de drogue pour acheter des explosifs ou des munitions, comme le montre l'exemple des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, a souligné la responsable américaine.

Selon l'enquête espagnole, ces attaques contre des trains de banlieue madrilène qui ont fait 191 morts sont pour partie le fait de petits délinquants marocains convertis au jihad (»guerre sainte»), qui ont financé l'achat d'explosifs par un trafic de haschisch et d'ecstasy.

Mme Tandy a parallèlement souligné l'importance de la coopération internationale en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants et le blanchiment de l'argent de la drogue qui représente une somme annuelle de 322 milliards de dollars. «Nous pouvons et nous devons faire mieux en matière d'échange d'informations», a-t-elle lancé.

Ce sommet, organisé tous les ans depuis 1983 à l'initiative de la DEA, est l'occasion pour la communauté policière de dialoguer afin d'améliorer la coopération et les échanges de renseignements dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. Elle réunit cette année les délégations de 84 pays. La Suisse est représentée par un membre de l'Office fédéral de la police (fedpol.ch).

(ats)

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