PÂQUIS: Les stups accusés d'avoir abandonné les Pâquis
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PÂQUISLes stups accusés d'avoir abandonné les Pâquis

Les habitants se plaignent que la pression sur les dealers a été relâchée. «Faux», répond la cheffe de la police.

par
Giancarlo Mariani

«En moyenne je croise une trentaine de dealers par jour. Avant, la présence permanente des stups du bitume limitait les nuisances», s'insurge Laurent, un Pâquisard exaspéré par l'explosion du trafic de drogue dans son quartier. A l'écouter, la rue de Fribourg, celles de Neuchâtel et de Zurich sont devenues de véritables scènes ouvertes du trafic. Selon lui, la principale raison de ce phénomène est que les hommes de la task force drogue ont été affectés à la brigade des cambriolages.

Son inquiétude est partagées par d'autres habitants. «Le trafic ne s'arrête jamais. Les dealers, pour la plupart africains, viennent même trafiquer dans mon café. Cela fait fuir tous mes clients», se désespère un restaurateur. «La poussée de violence est maintenant exacerbée par les luttes de territoire», ajoute un membre d'une association d'habitants, qui milite pour que les autorités appliquent les mesures de contrainte. «Surtout pour les multirécidivistes qui se croient intouchables», plaide-t-il.

«Deux unités aident ponctuellement la brigade des cambriolages», reconnaît la cheffe de la police, Monica Bonfanti. Mais il y a près de 1200 policiers dans nos effectifs. Tous peuvent intervenir. Nous n'avons donc pas relâché la pression sur les dealers», rassure-t-elle.

Cambrioleurs traqués

La lutte contre les cambrioleurs s’intensifie. La police a créé une brigade spéciale pour combattre les vols par effraction, qui sont passés de 4878 cas en 2007 à 5934 en 2008, soit une hausse de plus de 20%. Les premiers bons résultats ne se sont pas fait attendre. Ainsi, pour l’année 2009, 100 individus ont déjà été arrêtés (305 pour toute l’année 2008). Et plus de 5 kg de bijoux ont été retrouvés.

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