Actualisé 23.06.2020 à 10:56

Alcool au volant

Les Suisses boivent plus que les Italiens et les Français

Une enquête montre les mauvaises habitudes des conducteurs suisses. Les accidents en lien avec la drogue, eux, ne fléchissent pas.

Les accidents continuent de diminuer sur les routes suisses, mais ceux impliquant des conducteurs sous l’influence de drogues ou de médicaments ne fléchit pas.

Les accidents continuent de diminuer sur les routes suisses, mais ceux impliquant des conducteurs sous l’influence de drogues ou de médicaments ne fléchit pas.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les accidents graves sont moins fréquents sur les routes, mais le nombre d’accrochages impliquant des conducteurs sous l’influence de drogues ou de médicaments ne fléchit pas. Dans les localités, les froissements de tôle restent aussi trop nombreux, selon le BPA.

Les accidents graves sont globalement toujours moins nombreux sur les routes suisses, souligne le Baromètre 2020 de la sécurité routière, publié mardi par le Bureau de prévention des accidents (BPA). Le bilan se monte à 187 tués et 3639 blessés graves l’an dernier.

Reste que le nombre d’accidents impliquant des conducteurs qui ont pris des drogues ou des médicaments ne diminue pas. La conduite en état d’ébriété reste également plus fréquente en Suisse que dans la plupart des autres pays européens.

Les résultats d’une récente enquête internationale révèlent que 34% de la population suisse interrogée admet avoir pris le volant en étant alcoolisée au cours du mois précédent. À titre de comparaison, ce chiffre est de 5% en Hongrie, 18% en Allemagne, 20% en Italie et 29% en France.

Dangers dans les localités

Autre constat, les accidents graves sont moins nombreux qu’il y a quelques années sur les routes hors localité et les autoroutes. À l’intérieur des localités en revanche, le nombre d’accidents ne descend pas. Ces derniers occasionnent aussi plus fréquemment des blessés graves qu’en dehors des localités ou sur autoroute.

Plusieurs raisons à cela: la moitié des piétons parlent au natel en marchant. Ces derniers comme les cyclistes portent des vêtements sombres plutôt que des habits clairs, donc plus visibles. Une modération des vitesses contribuerait elle aussi à désamorcer le problème.

Cette approche est soutenue par une majorité de la population: 59% des sondés sont favorables, en général, à une limite de vitesse à 30 km/h dans les villages et sur les routes de quartier, contre 50 km/h uniquement sur les principaux axes routiers.

Natel au volant

Actuellement, téléphoner au volant est généralement sanctionné par la police, seulement si le conducteur porte le téléphone à son oreille ou le manipule tout en roulant.

La recherche sur les accidents montre toutefois que le risque d’accident d’un conducteur progresse lorsque celui-ci téléphone tout en roulant. Ceci reste valable même en cas d’utilisation d’un dispositif mains libres car l'attention du conducteur ne se porte plus suffisamment sur la route.

Un automobiliste sur deux (51%) est favorable à une interdiction générale de téléphoner au volant, même avec un dispositif mains libres. L'an dernier, 43 personnes ont été tuées et plus de 1000 autres grièvement blessées dans les accidents de la route dus à l’inattention ou à des distractions de toute nature.

(ATS)

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142 commentaires
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Thierry Morges

24.06.2020 à 15:00

Et alors ! Merci 20 minutes

Vin blanc, bière et whisky

24.06.2020 à 11:19

Yesssssssss ! Santé les gars !!!!!!!!

Albert le Vert

23.06.2020 à 14:55

Si l'éptude se base uniquement sur les déclarations des sondés, peut-être les Suisses sont-ils surtout plu honnêtes que d'autres... Ou plus naïfs...