Actualisé 13.07.2016 à 18:05

Soudan du Sud

Les Suisses évacués à la suite des violences

Quelque 30 ressortissants suisses travaillent actuellement dans ce pays d'Afrique de l'Est.

photo: Kein Anbieter

La Suisse a pris des mesures au regard des nouvelles violences qui ont éclaté au Soudan du Sud. Deux bureaux de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) ont été fermés mercredi pour des raisons de sécurité, et le personnel suisse a été évacué du pays.

Deux collaborateurs suisses des bureaux de la coopération de la DDC dans Juba, la capitale, avaient déjà quitté le Soudan du Sud, a précisé mercredi le Département fédéral des Affaires étrangères interrogé par l'ats.

Trois autres Suisses s'occupant de projets pour la DDC à Aweil (nord du pays) quitteront le pays aussitôt que possible. Le personnel retournera sur place dès que les conditions de sécurité le permettront et gère entre-temps les projets en cours depuis l'étranger.

Quelque 30 ressortissants suisses travaillent actuellement dans ce pays d'Afrique la plupart dans l'aide humanitaire et les organisations internationales. Berne déconseille aux touristes helvètes de voyager au Soudan du Sud depuis 2013 et a déjà plusieurs fois recommandé à ceux sur place de quitter le pays.

L'ONU «très inquiète»

L'ONU est «très inquiète» d'une possible reprise des combats au Soudan du Sud malgré le cessez-le-feu décrété par les belligérants dans la capitale Juba, a déclaré mercredi le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

Il a estimé devant le Conseil de sécurité «qu'on ne peut pas exclure de nouveaux affrontements» à Juba bien que le cessez-le-feu tienne et «qu'il semble que la SPLA (armée gouvernementale, ndlr) contrôle totalement Juba».

M. Ladsous a aussi signalé une «mobilisation» des forces gouvernementales et rebelles dans la région du Haut Nil (nord) autour de Malakal et Leer.

«Nous continuons d'être très inquiets du risque de reprise de la violence et nous redoutons qu'elle ne s'étende à d'autres parties du pays», a-t-il déclaré. «La situation actuelle est changeante et incertaine».

Profitant du «calme relatif» depuis deux jours à Juba, a-t-il expliqué, des démineurs de l'ONU ont évalué les dégâts sur les pistes de l'aéroport où le trafic non commercial a repris. Ils n'ont trouvé aucune munition non explosée mais ont constaté qu'un hélicoptère et deux avions de l'ONU avaient été endommagés par des tirs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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