Actualisé 12.01.2010 à 06:32

Sondage

Les Suisses n'aiment pas qu'on leur dise de maigrir

Bien que préoccupés par leur ligne, les Helvètes peinent à écouter les prescriptions de minceur de leur médecin.

de
Raphaël Pomey

C'est une enquête de l'institut de sondage Synovate qui le montre: les Français et les Mexicains sont bien plus dociles que les Suisses aux recommandations de leur médecin.

Effectuée sur des échantillons de quelque 1000 personnes dans 16 pays, l'étude menée pour le compte du Reader's Digest révèle que seuls 11% des Helvètes ont déjà entrepris un régime sur les conseils d'un pro. En comparaison, 39% des Français et 46% des Mexicains suivent les recommandations du docteur. Rejet des canons de beauté? Pas vraiment: l'enquête note que 71% d'entre nous avons déjà tenté de maigrir et qu'un Suisse sur trois aimerait que son conjoint ­perde du ventre.

Spécialiste lausannois de l'obésité, le Dr Eric Héraïef ­regarde ces chiffres avec scepticisme. Il précise que le rapport au surpoids dépend étroitement du niveau social et du sexe, un gros bidon choquant moins sur un homme. «Il faut voir quelles sont les personnes qui ont été interrogées. Le Reader's Digest n'est pas connu pour être une revue scientifique.»

Beurre contre margarine

L’Hôpital universitaire de Berne et la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ont lancé une étude comparative. La recherche doit permettre de déterminer si les acides gras trans d’origine animale contenus dans le beurre d’alpage ont une incidence sur la santé différente de ceux de la margarine industrielle.

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