Actualisé 01.05.2011 à 08:36

LanguesLes Suisses pas très bons en anglais

Sur le plan européen, les connaissances de la langue de Shakespeare en Suisse se situent au milieu du palmarès. Derrière l'Allemagne et l'Autriche.

de
rga
A l'instar de ce jeune Pakistanais, les enfants suisses devraient se mettre très tôt à étudier l'anglais, estime une experte d'une étude internationale sur les connaissances de la langue de Shakespeare dans 44 pays.

A l'instar de ce jeune Pakistanais, les enfants suisses devraient se mettre très tôt à étudier l'anglais, estime une experte d'une étude internationale sur les connaissances de la langue de Shakespeare dans 44 pays.

L'institut de recherche EF Education first a examiné les connaissances linguistiques en anglais de deux millions d'adultes répartis dans quarante-quatre pays à travers le monde. Avec le onzième rang, le classement de la Suisse n'est pas très brillant. Elle se situe derrière ses voisins allemands (8e) et autrichiens (6e). Même le Polonais obtiennent un meilleur résultat, bien que le russe ait été jusqu'il y a vingt ans la première langue étrangère qu'ils devaient apprendre.

Surprise des experts

Le résultat relativement médiocre des Suisses surprend les experts. Selon Yvonne Kolar d'EF, une des raisons de ce retard tout relatif des Helvètes pourrait résider dans le fait que, contrairement à l'Autriche, l'école primaire vient tout juste d'introduire des cours de cette langue pour des élèves relativement jeunes. Et encore, pas dans toute la Suisse. La plupart des personnes interrogées n'ont donc commencé à apprendre l'anglais que dans le secondaire.

Les Romands sont moins bons encore

Les Romands sont un brin moins bons que les Suisses allemands, selon la «Sonntags-Zeitung». «L'allemand et l'anglais sont deux langues germaniques», explique Kolar. «Il est donc plus facile pour un Alémanique d'apprendre la langue de Shakespeare», poursuit l'experte.

Pays nordiques nettement en tête

La Norvège, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Finlande occupent les cinq premières places du classement. Pourquoi? Selon Yvonne Kolar, une des explications parmi d'autres réside dans le fait que ces pays diffusent le plus souvent les films anglo-saxons en version originale, contrairement à ce qui se pratique notamment en Suisse.

Pour remédier aux lacunes chez les Suisses, Kolar recommande l'introduction en primaire, et dans l'ensemble du pays, de cours d'anglais. «C'est le prix qu'il faudra payer pour survivre dans un monde de plus en plus globalisé», estime-t-elle.

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