Pauvreté: Les Suisses préfèrent leur auto à un enfant
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PauvretéLes Suisses préfèrent leur auto à un enfant

Quatre familles sur dix faisant partie de la classe moyenne suisse sont financièrement sur la brèche.

Les Suisses pauvres préfèrent se priver d'un autre enfant, plutôt que de renoncer à leur voiture.

Les Suisses pauvres préfèrent se priver d'un autre enfant, plutôt que de renoncer à leur voiture.

Cela signifie qu'elles ne peuvent rien mettre de côté à la fin du mois. Dans les classes populaires, c'est même une famille sur deux qui est dans cette situation.

La classe moyenne demeure toutefois optimiste malgré la conjoncture, selon le magazine alémanique «Beobachter» à l'origine d'un moniteur des familles. Plus de 85% des familles pensent qu'elles iront économiquement au minimum aussi bien dans cinq ans qu'aujourd'hui. Seule une famille sur dix craint que sa situation économique se péjore.

Plutôt une voiture qu'un enfant

Selon le sondage effectué par l'institut gfs.bern, les familles sur le fil financièrement préfèrent en outre s'en tenir au statut quo: elles renoncent plus facilement à faire un autre enfant que d'abandonner leur voiture. Plus de 50% des sondés trouveraient «très dur» et 29% «assez dur» de vivre sans voiture.

Près de 70% des familles estiment parallèlement qu'elles renonceraient «facilement» à faire un autre enfant en cas de détérioration de leur situation économique. La prévoyance privée est également prise au sérieux: 58% des familles, dans le cas où elles «tourneraient» tout juste, ne voudraient pas l'abandonner tandis que 52% ne renonceraient pas aux assurances complémentaires.

Se sacrifier pour les enfants

L'investissement dans la carrière des enfants ne doit également pas souffrir de problèmes économiques: 49% disent ne pas vouloir laisser tomber les leçons particulières et 47% les cours de musique. Par ailleurs, 33% estiment qu'un ordinateur est indispensable dans la chambre de leur progéniture.

Les vacances de ski et un voyage à la mer font également partie des prérogatives des familles de la classe moyenne. Le renoncement aux vacances serait ressenti comme «très difficile» pour 16% des familles de cette catégorie et «plutôt difficile» pour 37%.

Quelque 54% des familles de la classe moyenne vivent dans une maison individuelle. Elles paient à cet effet 1548 francs d'intérêts en moyenne. Par famille de la classe moyenne, le «Beobachter» entend celles qui gagnent entre 2450 et 5250 francs par tête au sein de la cellule familiale. Environ 60% de la population suisse fait partie de cette catégorie.

L'institut de recherche gfs.bern a effectué le sondage en mars dernier sur un échantillon de 500 personnes en provenance de la Suisse entière.

(ats)

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