14.10.2018 à 19:39

Football - IslandeLes Suisses presque incognito chez les Vikings

Arrivée samedi en Islande, la Nati a connu une première journée tranquille et surtout un premier entraînement qui a dû leur rappeler leurs vertes années.

de
Robin Carrel Reykjavik
L'entraînement de samedi sous les yeux des gamins du coin.

L'entraînement de samedi sous les yeux des gamins du coin.

Samedi après-midi, après s'être posée sur le sol islandais, la Suisse a ensuite délocalisé son léger entraînement/décrassage de la journée sur un terrain dont les internationaux n'ont pas paru s'effaroucher. Pourtant, le Íþróttamiðstöðin de Versalir sur la commune de Kópavogur, dans la banlieue de la capitale, avait tout pour leur rappeler leurs jeunes années, alors qu'ils n'étaient encore que juniors.

Ils ont pu y vérifier rapidement le proverbe islandais: «si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes». Car quelques secondes après la fin de ce premier et léger galop d'essai islandais qui s'est déroulé sous un temps extrêmement clément pour l'endroit, selon les voisins de ce terrain aux buts amovibles et aux vestiaires exigus, les grosses et froides gouttes venues de l'Atlantique Nord ont commencé à se déverser sur la capitale.

Honnêtement, on s'est demandé si on avait bien réglé le GPS, sur la route de l'aéroport, quand on a vu des gamins du coin dévaler un toboggan à la piscine municipale par 7 degrés et un vent qui emmenait le ressenti vers les 3 ou 4 grand maximum, juste à côté du terrain espéré. Mais quelques secondes plus tard, plus de doute. C'est bien sur ce terrain dont ne voudrait sans doute pas le FC Croy, que les titulaires de la veille en Belgique allaient faire quelques tours sur eux-mêmes et les autres se lancer dans des toros endiablés.

«Ce n'est pas important, où on s'entraîne, où on joue, nous a dit Mario Gavranovic, buteur la veille devant plus de 39'000 personnes à Bruxelles, en réprimant tout de même un petit sourire. L'important, c'est de faire les choses de manière professionnelle.» Les gamins qui sortaient de l'école ont en tout cas adoré l'exercice. Certains voisins, qui seront au stade lundi malgré le fait que la rencontre ait lieu à l'heure de l'apéro (18h45 heure locale), n'en revenaient pas de voir sous leurs yeux les Shaqiri et Xhaka, qu'ils regardent d'habitude à Anfield ou à l'Emirates Stadium, sur les écrans d'un des nombreux pubs irlandais de la ville.

Car les Islandais ont un peu repiqué, quelques mois après l'élimination décevante en Coupe du monde (un seul point lors de la phase de poule) et les deux gifles administrées successivement par la Suisse à St-Gall (6-0) et la Belgique, à Reykjavik (0-3). Les tickets pour la rencontre de Ligue des nations ne se vendaient pas bien (seulement 2000 billets écoulés il y a une semaine, bien loin de la «hype» viking de ces dernières années) et il a fallu un exploit et un nul arraché aux champions du monde français jeudi (2-2, après avoir longtemps mené 0-2) pour que la flamme reprenne un peu.

«J'y serai, lundi, nous a avoué un riverain du terrain d'entraînement, qui avait emmené ses enfants à une chasse aux selfies finalement fortement arrosée.» Il en faudra plein d'autres comme lui, qui se décident au dernier moment, car leur Stade Laugardalsvöllur peut contenir 15'000 personnes.

Les Suisses sont arrivés en Islande

La Nati s’est entraînée sur un terrain pas comme les autres. Mario Gavranovic est lui passé par la case interview.

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