Affaire Snowden: Les Suisses redoutent moins l'espionnage
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Affaire SnowdenLes Suisses redoutent moins l'espionnage

A en croire les chiffres d'une entreprise allemande spécialisée dans les téléphones crypté, les Suisses ne sont pas très demandeurs de ce genre de technologie.

Depuis les révélations d'Edward Snowden, les téléphones sécurisés sont de plus en plus demandés par les gouvernements, les leaders économiques ou les militaires. Les ventes du modèle de l'entreprise allemande GSMK croissent ainsi dans le monde entier, mais la Suisse fait exception.

Cette constatation étonne le fabricant. Celui-ci, tout comme le distributeur pour la Suisse bbcom secure, n'indiquent toutefois pas combien d'exemplaires de ce téléphone crypté sont vendus chaque année en Suisse.

De manière surprenante, l'augmentation des ventes et de la demande est restée très modeste en Suisse depuis les révélations d'Edward Snowden, se borne à relever Wolfgang Homann, expert en sécurité dans la téléphonie chez bbcom secure. En Allemagne, au contraire, la demande a fortement augmenté.

«En Suisse, la conscience de la menace ne s'est manifestement pas développée de manière aussi forte», indique M. Homann, interrogé par l'ats. La Suisse est pourtant autant touchée que l'Allemagne par l'espionnage industriel et le piratage de savoir-faire.

Selon une étude publiée récemment, en Allemagne, la moitié des moyennes et grandes entreprises sont victimes d'espionnage industriel. En Suisse, la situation n'est pas différente, estime M. Homann. En raison de l'énorme potentiel d'innovation, l'expert juge que le besoin de protection y est particulièrement élevé. (ats)

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