Réseaux sociaux: Les Suisses repèrent mal les «fake news»
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Réseaux sociauxLes Suisses repèrent mal les «fake news»

En Suisse, la vigilance face aux fausses informations semble moins affûtée qu’ailleurs en Europe.

par
Yannick Weber
Parmi ceux qui repèrent des contenus douteux, une grande partie ne les vérifie pas.

Parmi ceux qui repèrent des contenus douteux, une grande partie ne les vérifie pas.

Getty Images/iStockphoto

Les Suisses sont moins nombreux à déclarer être confrontés à des fausses informations sur internet, en comparaison aux autres pays européens. Le constat est tiré par l’Office fédéral de la statistique (OFS), qui s’est attaqué, en pleine pandémie, à l’épineuse question de la désinformation qui inonde les réseaux sociaux.

Mais pourquoi donc les Suisses sont-ils moins nombreux à repérer des «fake news»? Deux hypothèses: soit parce qu’ils sont moins capables de les déceler, soit parce qu’elles sont moins diffusées en Suisse. Pour l’OFS, «impossible de trancher de manière claire». Mais il y a des indices.

Suisses démunis face aux «fake news»

Par exemple, l’OFS constate que les Suisses sont parmi les plus grands utilisateurs d’internet. Malgré cela, l’OFS note «l’existence d’une proportion d’individus faisant état d’un manque de compétences ou de connaissances très nettement supérieur à la moyenne européenne». La Suisse est même 4e pire élève au niveau européen. En chiffres: les 95% de la population utilisent internet et plus de la moitié d’entre eux affirment n’avoir jamais vu de fausses infos malgré leur présence de plus en plus répandue.

Et même parmi ceux qui repèrent des contenus douteux, une grande partie ne les vérifie pas. Soit parce qu’ils sont déjà persuadés que l’information est fausse, soit – et c’est là que l’OFS voit un point inquiétant – parce qu’ils ne savent pas comment faire.

Avec ses calculs, l’Office identifie plus d’un demi-million d’internautes en Suisse «qui reconnaissent ne pas savoir comment contrôler ces contenus douteux». «Ces personnes présentent le risque le plus élevé de participation à l’accélération de la diffusion de fausses informations», conclut l’OFS, pour qui un remède consiste en «l’élévation du niveau de compétences numériques de la population».

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