Etude: Les Suisses savent jouer des petits mensonges
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EtudeLes Suisses savent jouer des petits mensonges

Un sondage sur la vérité et le mensonge montre que les Suisses, et principalement les jeunes, sont sensibles à certaines théories du complot.

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smk/nxp
Le réchauffement climatique n'est pas la conséquence des activités humaines, selon 9% des Suisses.

Le réchauffement climatique n'est pas la conséquence des activités humaines, selon 9% des Suisses.

Keystone

L'institut de recherche Sotomo à Zurich a mené un sondage auprès de 9000 Suisses sur leur rapport à la vérité et au mensonge. Il en ressort que 57% voient comme un idéal un monde sans mensonge et 60% estiment qu'il n'existe qu'une seule vérité, explique le Blick.

L'étude montre que seules quelques personnes croient que la Terre est plate et pour 9% des sondés, le changement climatique n'est pas le fait de l'être humain.

L'alunissage? Une mise en scène

Mais les Suisses ne sont pas vaccinés pour autant contre les théories du complot. Ils sont en effet 23% à croire que les tours du World Trade Center se sont effondrées le 11 septembre à la suite d'un dynamitage en règle. Une croyance très répandue chez les 18-35 ans puisque près de 40% y souscrivent contre à peine 12% chez les plus de 55 ans. Quant aux premiers pas de l'homme sur la lune, 11% croient à une mise en scène.

Dans leur vie privée, les Suisses répugnent à mentir à leur conjoint ou à leurs enfants. Mais si un mensonge permet d'obtenir un avantage, la barrière morale s'efface très vite. Les mensonges par omission sont parmi les répandus et les petits arrangements avec la vérité foisonnent dans les invitations et autres obligations privées. Comme la grippe subite lors d'une visite à un membre de la famille ou un refroidissement bienvenu lorsqu'on n'a pas envie de travailler.

Le docteur doit dire la vérité

Les hommes mentent également plus facilement que les femmes, surtout vis-à-vis des autorités. Sans parler de la fidélité matrimoniale. Ce sont au total 56% des Suisses et Suissesses qui reconnaissent ne pas dire toute la vérité sur leur inconduite amoureuse. Mais 44% n'entre eux ne veulent pas le savoir non plus.

Cette absence de curiosité est encore plus répandue dans le monde du travail où la moitié des personnes interrogées seulement aimerait savoir ce que pense d'eux leur patron. L'avis de leurs proches n'intéresse également que 60% des sondés mais ils ne sont que 25% à se préoccuper de l'état d'esprit de leurs collègues de bureau.

En fin de compte, les Suisses ne supportent pas le mensonge chez le médecin. Près de 80% exigent que leur docteur leur dise la vérité crue sur leur état de santé, même si le diagnostic devait être impitoyable.

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