Actualisé 25.03.2008 à 14:52

Les syndicats d'Alitalia attendent des ouvertures d'Air France-KLM

Les syndicats d'Alitalia devaient rencontrer mardi à Rome le patron d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, qui serait prêt à faire des «ouvertures» sur le plan de rachat de la compagnie aérienne dont le sauvetage est compliqué par la campagne électorale en Italie.

M. Spinetta devait retrouver les syndicats en début d'après- midi, après une première rencontre le 18 mars qui s'est soldée par un échec. Les organisations syndicales avaient alors rejeté le plan de 2100 suppressions d'emplois, le démembrement de la filiale services au sol AZ Servizi et la suppression de l'activité cargo en 2010.

Selon la presse italienne, le patron d'Air France-KLM proposerait de reprendre une partie des 134 pilotes de l'activité cargo. M. Spinetta avait souligné après la première rencontre avec les syndicats que les marges de négociation étaient «très faibles ou inexistantes» en raison de la situation financière de la compagnie, au bord de la faillite.

«Le président proposera aujourd'hui son plan aux syndicats», s'est bornée à déclarer une porte-parole d'Air France-KLM. Interrogée par l'AFP, Alitalia s'est refusée de son côté à commenter ces informations.

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a fait appel lundi au sens des responsabilités des syndicats d'Alitalia, leur demandant «de penser à l'avenir de la compagnie» qui n'avait plus que 282 millions d'euros en caisse fin janvier.

La ministre chargée du commerce international et des Affaires européennes, Emma Bonino a même affirmé que la trésorerie n'était plus que d'une centaine de millions d'euros fin mars.

«Nous sommes pour un accord qui sauvegarde l'avenir d'Alitalia», a réagi le secrétaire général du principal syndicat de la compagnie, la Filt-Cgil, Fabrizio Solari.

Le syndicat demande des garanties sur le renouvellement de la flotte, la survie d'une activité cargo et le maintien d'AZ Servizi dans la compagnie.

Les syndicats doivent donner leur réponse sur le plan de reprise d'ici le 31 mars mais, selon «Il Sole 24 Ore», un nouveau délai pourrait leur être consenti par la compagnie franco-néerlandaise qui fait de leur feu vert une des conditions pour concrétiser son offre.

Selon le quotidien, les discussions pourraient se prolonger jusqu'au 11 avril, date fixée dans un «accord cadre» signé par les deux compagnies le 15 mars pour la ratification par le gouvernement d'un compromis sur la prise en charge sociale des suppressions d'emplois.

Les négociations entre syndicats et Air France-KLM sont compliquées par la campagne électorale pour les législatives des 13 et 14 avril.

(ats)

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