Afghanistan – Les talibans brandissent l’immigration pour mettre fin aux sanctions
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AfghanistanLes talibans brandissent l’immigration pour mettre fin aux sanctions

Le gouvernement dirigé par les talibans, en Afghanistan, met en garde contre un afflux de réfugiés si les sanctions sont maintenues.

Les membres de la délégation talibane ont rencontré des diplomates étrangers à Doha, mercredi 12 octobre.

Les membres de la délégation talibane ont rencontré des diplomates étrangers à Doha, mercredi 12 octobre.

AFP

Le nouveau gouvernement taliban, en Afghanistan, a averti les émissaires américains et européens que des tentatives de pression, sous la forme de sanctions, pourraient déclencher une vague de réfugiés économiques.

Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a déclaré aux diplomates occidentaux, lors de leurs rencontres, ces derniers jours à Doha, que «l’affaiblissement du gouvernement afghan n’est dans l’intérêt de personne, car cela pourrait affecter directement le monde dans le secteur de la sécurité et entraîner une migration économique pour fuir le pays», selon un communiqué publié tard, mardi soir.

Les talibans ont renversé le gouvernement afghan soutenu par les États-Unis en août, après un conflit qui a duré vingt ans, et ont décrété un Émirat islamique. Mais des sanctions internationales strictes ont été imposées au pays: les banques sont à court de liquidités et les fonctionnaires ne sont pas payés.

Payer les salaires

Selon le communiqué, M. Muttaqi a déclaré à la réunion de Doha: «Nous demandons instamment aux pays du monde de mettre fin aux sanctions et de laisser les banques fonctionner normalement, afin que les organisations caritatives et le gouvernement puissent payer les salaires de leur personnel avec leurs propres réserves et l’aide internationale».

Les pays européens, en particulier, craignent qu’en cas d’effondrement de l’économie afghane de nombreux migrants ne partent pour l’Europe, exerçant une pression sur les états voisins comme le Pakistan et l’Iran, et finalement sur les frontières de l’UE.

Washington et l’UE se sont déclarés prêts à soutenir les initiatives humanitaires en Afghanistan, mais répugnent à fournir un soutien direct aux talibans, sans garantie qu’ils respecteront les droits humains, en particulier ceux des femmes.

(AFP)

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