Pakistan: Les talibans menacent de tuer ceux qui voteront
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PakistanLes talibans menacent de tuer ceux qui voteront

Les talibans ont conseillé vendredi à la population pakistanaise «d'éviter» de se rendre dans les bureaux de vote lors des élections générales de samedi si elle voulait rester «en vie».

«La démocratie est un système non islamique, un système d'infidèles. Je demande donc à la population d'éviter les bureaux de vote si elle ne veut pas risquer de perdre la vie», a déclaré le porte-parole des talibans pakistanais, Ehsanullah Ehsan, dans un message audio.

Les élections législatives, nationales et provinciales de samedi sont cruciales pour la consolidation de la démocratie au Pakistan qui a vu trois gouvernements civils être renversés par les militaires depuis sa création en 1947.

La campagne électorale a été marquée par l'ascension de l'ancienne gloire du cricket Imran Khan et une cascade d'attentats, revendiqués pour la plupart par les talibans, qui ont fait au moins 117 morts selon un bilan de l'AFP.

Un commandant du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le mouvement des talibans du Pakistan, en lutte ouverte contre le pouvoir d'Islamabad, avait déclaré jeudi sous couvert de l'anonymat que le chef de ce groupe islamiste armé, Hakimullah Mehsud, avait ordonné que des kamikazes soient envoyés sur le terrain pour commettre des attentats suicide le jour du vote.

La campagne électorale s'est achevée jeudi soir à minuit avec les derniers meetings passionnés des trois grands partis pour galvaniser les électeurs.

La plupart des observateurs parient sur la victoire de la Ligue Musulmane (PML-N, centre droit) de Nawaz Sharif, un magnat de l'acier déjà deux fois Premier ministre. Mais le score de Imran Khan, sensation de la campagne, alimente les spéculations.

(ats)

Arrestation en Bosnie d'un général recherché pour corruption

Un ancien général pakistanais, Zahid Ali Akbar Khan, recherché dans son pays pour corruption, a été arrêté en Bosnie et placé en détention provisoire, a-t-on appris vendredi de sources officielles.

«La Cour d'Etat de Bosnie-Herzégovine a ordonné la mise en détention de Zahid Ali Akbar Khan pour une période de 18 jours, soit jusqu'au 23 mai», a déclaré à l'AFP Asja Papo, une porte-parole de ce tribunal.

M. Akbar Khan est recherché dans son pays «pour des faits de corruption», a-t-elle ajouté sans fournir davantage de détails. Selon une source proche du dossier, il s'agit bien de l'ancien général pakistanais, âgé de 80 ans.

Pour sa part, Mirela Znaor, une responsable du bureau bosnien chargé de la coopération avec Interpol, a déclaré à l'AFP que la police frontalière bosnienne avait arrêté l'ancien officier le 5 mai sur la base d'un «mandat d'arrêt international délivré par Islamabad».

M. Akbar Khan a été arrêté au poste-frontière de Doljani (sud) alors qu'il entrait en Bosnie en provenance de la Croatie, selon une source de la police frontalière bosnienne.

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