Les talibans seraient prêts à négocier en territoire ennemi
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Les talibans seraient prêts à négocier en territoire ennemi

Ghazni, Afghanistan - Les talibans, qui détiennent toujours 21 Sud-Coréens en Afghanistan, cherchaient vendredi à obtenir des garanties de sécurité de la part des Nations unies avant d'accepter des négociations directes avec des émissaires de Séoul dans un lieu contrôlé par le gouvernement, a déclaré un porte-parole présumé des militants.

Ces tractations intervenaient alors qu'Amnesty International a affirmé avoir exhorté les talibans par un canal direct à libérer les 21 otages détenus depuis plus de deux semaines, soulignant que retenir, voire tuer des prisonniers, est un crime de guerre.

Qari Youssef Ahmadi, qui prétend parler au nom des talibans, a assuré qu'ils étaient disposés à négocier avec l'ambassadeur sud-coréen dans n'importe quel lieu, tant que la mission de l'ONU en Afghanistan garantit la sécurité des émissaires talibans.

«Les talibans sont prêts à les rencontrer à Kaboul, d'autres villes ou d'autres pays, mais à une condition: que l'ONU garantisse leur sécurité», a déclaré Ahmadi, joint au téléphone depuis un lieu non divulgué.

Les responsables de la mission de l'ONU n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour commenter cette offre.

Après l'expiration du dernier d'une série d'ultimatums mercredi, Ahmadi avait précisé que les 21 otages restants étaient vivants, mais que deux des femmes étaient souffrantes et risquaient de mourir.

Mohammad Hashim Wahaaj, responsable d'un hôpital privé de Kaboul, a déclaré jeudi que six médecins afghans devraient se rendre à Ghazni vendredi pour tenter de soigner les otages malades.

Vingt-trois Sud-coréens avaient été enlevés dans la province de Ghazni le 19 juillet alors qu'ils se rendaient de Kaboul à Kandahar. Deux otages ont déjà été exécutés par leurs ravisseurs.

AP

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