Argent: Les tarifs des jeux vidéos sont remis en question
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ArgentLes tarifs des jeux vidéos sont remis en question

En pleine levée de boucliers contre le paiement pour avancer en cours de partie, un analyste a attisé les fronts.

par
laf

Les jeux vidéos à gros budget offrent un rapport entre prix d'achat et temps consacré largement supérieur à celui de la location d'un film ou d'une place de cinéma. C'est l'avis d'Evan Wingren. «Une heure de contenu de jeu vidéo reste encore l'une des formes de divertissement les moins chères. Les éditeurs devraient certainement augmenter les prix», a plaidé l'analyste de KeyBanc.

Ses propos ont été très mal reçus par les gamers, déjà en pleine bataille contre le «pay to win». En rendant des phases de jeu exagérément difficiles, la pratique contraint le joueur à payer pour avancer dans le jeu, moyennant paiement de microtransactions. La somme s'ajoute alors aux quelque 80 fr. demandés pour l'achat d'un jeu. Les titres «Overwatch» de Blizzard, et «Star Wars Battlefront II» d'Electronic Arts (EA) ont ainsi récemment été épinglés. Sous enquête en Belgique, cela pourrait leur valoir d'être relégués dans la catégorie des jeux de hasard et de loterie. Face au tollé suscité, le second a dû consentir à débloquer ses deux personnages principaux.

Evan Wingren n'en démord pourtant pas. «Les joueurs ne sont pas surfacturés, ils sont sous-facturés (et nous sommes des joueurs). Il y a surréaction avec Reddit et des puristes de jeu vidéo qui n'aiment pas les microtransactions», a-t-il argumenté dans une note relatée par CNBC.

Reste que la polémique sur ces paiements n'a pas fait les affaires de EA. La pratique est accusée d'avoir contribué à la baisse en Bourse de 10% en un mois de EA et de nuire aux ventes des jeux vidéo

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