Actualisé 21.12.2018 à 10:07

Genève

Les taxis attaquent Pierre Maudet en justice

Des associations de professionnels du transport, interloqués par une vieille décision favorable à Uber, déposent une dénonciation pénale.

de
jef
Les taxis sont remontés contre la façon dont l'Etat a traité le dossier Uber.

Les taxis sont remontés contre la façon dont l'Etat a traité le dossier Uber.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Quatre associations de taxis, représentées par Me Jacques Roulet, ont saisi mercredi le Ministère public d'une dénonciation pénale visant le conseiller d'Etat Pierre Maudet et son ex-chef de cabinet Patrick Baud-Lavigne. Ainsi que l'a expliqué l'avocat ce vendredi sur «Radio Lac», les chauffeurs s'insurgent contre l'autorisation faite à Uber en juin 2015 d'exercer sur le territoire genevois, décision que Patrick Baud-Lavigne avait communiqué par mail à la société américaine.

Me Roulet s'étonne de ce feu vert, dès lors que selon lui, il s'inscrivait en contradiction directe avec des décisions préalables et contraires du Service du commerce et de la justice genevoise. Si les chauffeurs de taxis se manifestent si tard, explique-t-il, c'est qu'ils décèlent a posteriori dans la gestion de ce dossier des similitudes avec celui de l'Escobar – établissement ayant joui de facilités pour obtenir une autorisation d'exploiter, épisode valant une mise en prévention pour abus d'autorité à Patrick Baud-Lavigne et au directeur du service du commerce.

Les taxis s'inquiètent «d'éventuels liens financiers occultes» entre Pierre Maudet, son ex-chef de cabinet et Uber. Me Roulet précise que ces soupçons ne sont pas confirmés, mais que dépourvus de moyens d'investigation, les chauffeurs de taxis s'en remettent à la justice pour «obtenir une réponse à ces légitimes interrogations». Ils demandent au Parquet d'étudier ce dossier sous l'angle de l'abus d'autorité ou de la corruption.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!