Les taxis genevois bloquent l'aéroport
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Les taxis genevois bloquent l'aéroport

Impossible de trouver un taxi aux
abords de l'aéroport. La grève, prévue jusqu'à jeudi soir, oblige les voyageurs à emprunter les
transports publics.

Une partie des chauffeurs de la République râlent contre la contrainte d'une couleur unique pour leur véhicule et de la délivrance de quittances. Ils exigent également le rétablissement d'une limitation des patentes. Ce mouvement d'humeur est piloté par le Comité provisoire de défense des taxis, qui regroupe des artisans qui ne se sentent pas représentés par les associations existantes. La couleur jaune pour les taxis ainsi que l'obligation de délivrer une quittance font enrager une profession divisée. «Ce n'est qu'une vingtaine d'abrutis qui bloquent l'aéroport.» Antonio De Luca, le président la Société coopérative de concessionnaires indépendants de taxis (SCCIT), ne mâche pas ses mots. Depuis lundi 6 h, jusqu'à jeudi 23 h 55, il est quasi impossible de trouver un taxi à l'aéroport de Genève. Derrière ce mouvement d'humeur se trouve le Comité provisoire de défense des taxis, composé d'artisans chauffeurs qui ne se sentent pas représentés par les associations existantes.

Non à la couleur unique

Les grévistes refusent, entre autres, la couleur unique pour les taxis et l'obligation de délivrer une quittance. Ils souhaitent aussi le rétablissement du numerus clausus des patentes. Selon Marc Derneaux, responsable du piquet de grève, «on n'a pas le choix, la situation financière de nos collègues est désastreuse. Les politiques ne nous écoutent pas.» Le conseiller d'Etat Pierre- François Unger est surpris: «Cette grève est totalement sauvage. Leur tract est anonyme, nous ne savons pas qui ils sont. Il n'ont même pas demandé à nous rencontrer.» «L'Etat doit bouger, sinon on pourrait décider de bloquer un gros événement à Genève», menace Antonio De Luca. Quant aux voyageurs de l'aéroport, ils sont priés de prendre les transports publics.

Renaud Bournoud

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