Actualisé 26.06.2019 à 11:47

GenèveLes taxis se disent sereins face à Uber & Co

La plus importante centrale de taxis de la Cité de Calvin doit composer depuis le début de l'année avec une concurrence accrue dans la Cité de Calvin.

Plusieurs manifestations ont eulieu ces dernières années pour dénoncer l'activité de Uber dans le canton.

Plusieurs manifestations ont eulieu ces dernières années pour dénoncer l'activité de Uber dans le canton.

Keystone/Martial Trezzini

Face à l'arrivée de l'application VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) Kapten et du comparateur de courses Lymo, la société genevoise Taxiphone garde son sang-froid.

«Pour Kapten, nous n'avons pas vu la différence», indique à AWP Cédric Bouchard. Pour le directeur général de Taxiphone, la plateforme française (ex-Chauffeur privé) aura du mal à se différencier face à Uber sur le marché genevois.

Cédric Bouchard tient le même discours vis-à-vis de Lymo, dont le lancement remonte au 10 mai. «Je souhaite bonne chance à tout nouveau venu, mais je crains que les chauffeurs se rendront vite compte qu'il n'est pas possible de travailler à perte», lance-t-il. Le comparateur genevois de courses a dû interrompre son service après trois semaines afin de régler quelques problèmes techniques. Lymo devrait signer son retour en juillet.

A couteaux tirés avec Uber

Cette plateforme est arrivée sur le marché genevois avec un concept particulier, mêlant VTC et taxis. Selon certaines rumeurs, Taxiphone interdirait à ses affiliés de travailler pour Lymo. C'est faux, tranche Cédric Bouchard, qui reconnait néanmoins que l'absence de coordination entre les deux systèmes peut poser des problèmes de disponibilité des taxis.

Cédric Bouchard est en poste depuis 2014, année de l'arrivée d'Uber à Genève. Il s'est imposé rapidement à Genève comme l'un des plus farouches opposants au géant américain du VTC, qu'il accuse d'«engendrer de la précarité», tout comme Lymo.

Pour sa part, la multinationale américaine a posé plainte contre Taxiphone en 2016, suite à des violences visant les affiliés Uber attribuées par le groupe américain aux chauffeurs de Taxiphone. Cette procédure a été classée sans suite en mai 2017, selon les documents qu'a pu consulter AWP. (ats)

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