12.09.2020 à 04:59

VaudLes tests 5G du canton divisent les communes

L’Etat veut mesurer le rayonnement des antennes 5G aux quatre coins de son territoire. L’idée est accueillie très diversement.

de
Francesco Brienza
De nombreuses antennes sont déjà installées dans tout le pays.

De nombreuses antennes sont déjà installées dans tout le pays.

Keystone

Le Conseil d’État a décidé de mener des projets-pilotes sur des installations de téléphonie mobile de dernière génération, a-t-il indiqué jeudi. L’idée est de mesurer leur rayonnement et de l’analyser, afin de garantir le respect des valeurs limites fixées dans l’Ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI).

Neuf communes verront ces tests menés sur leur territoire. Il s’agit d’Onnens, Villeneuve, La Chaux, Yverdon-les-Bains, Eysins, Jouxtens-Mézery, Penthalaz, Lonay et Lausanne. Chaque site fera l’objet d’une mesure du rayonnement aux lieux à utilisation sensible les plus pertinents: habitations, écoles, crèches. Au printemps 2021, un bilan sera réalisé.

Villes pas unanimes

L’annonce a suscité le scepticisme à Yverdon-les-Bains, où la Municipalité s’est dite «désagréablement surprise» de figurer parmi les élues. Elle précise qu’elle ne s’est pas portée volontaire pour l’essai, et qu’elle entendait bien exiger une mise à l’enquête publique pour l’installation projetée.

A Lausanne, la nouvelle semble mieux accueillie. «J’ai envie de dire « enfin!», s’exclame Natacha Litzistorf, municipale verte à la tête du logement, de l'environnement et de l'architecture. Le dossier est complexe, les enjeux financiers immenses et la question de la santé pas réglée. C’est normal que tout s’anime et que quelque chose bouge enfin au niveau cantonal.» Elle précise que des mises à l’enquête systématiques seront demandées à chaque fois qu’une antenne existante devra être modifiée.

A Lonay, le syndic Philippe Guillemin rappelle que des oppositions avaient été enregistrées lors de la mise à l’enquête d’un projet d’antenne. «Le projet est dégelé et va suivre la procédure, les oppositions n’ont pas encore été levées», précise-t-il. Les premières mises en service ne sont donc pas pour demain.

Tests pas exclus à Genève

A noter que dans le canton de Genève, la suspension des autorisations de construire pour les nouvelles antennes est toujours strictement appliquée par les services de l'Etat depuis avril 2019. «Ceci pour empêcher l'augmentation de la puissance de rayonnement, dans un souci de protection de la santé publique», relève une chargée de communication au Département du territoire (DT).

Mais sur le principe, le canton de Genève pourrait aussi envisager des tests pilotes similaires dans le but de mesurer les rayonnements. «La Confédération doit toutefois encore produire une aide à l’exécution pour la prise en considération des caractéristiques de rayonnement des antennes adaptatives», conclut-elle.

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373 commentaires
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Fred

13.09.2020 à 11:03

Ouvrez les commentaires où il faut.... mrd !

James Mougeon

13.09.2020 à 09:48

Si l'OMS le dit, alors c'est tout bon pour nous: "compte tenu des très faibles niveaux d'exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n'existe aucun élément scientifique probant confirmant d'éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé." Masque sur les yeux, en avant toute🙈

Test

13.09.2020 à 01:38

Test censure