Mali: Les tests ADN sont tombés: Abou Zeid est bien mort

Actualisé

MaliLes tests ADN sont tombés: Abou Zeid est bien mort

La mort de l'un des chefs les plus radicaux d'Aqmi a été confirmée. Il avait été tué le 22 février dans des combats face aux armées française et malienne.

par
mst

Le chef d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) est bien mort lors d'une opération conjointe des forces françaises et tchadiennes dans le nord du Mali le 22 février dernier, indique samedi «Le Monde», qui cite des «sources officielles».

Des tests ADN avaient été effectués sur des membres de sa famille pour formellement l'identifier. Paris avait qualifié début mars sa mort de «probable», sans pouvoir la confirmer avec certitude.

Un des chefs les plus radicaux

De son vrai nom Mohamed Ghedir, l'Algérien Abou Zeid, 45 ans, était considéré comme l'un des chefs les plus radicaux des groupes islamistes du nord du Mali. Il était soupçonné notamment d'avoir pris en otages de nombreux Occidentaux.

Petit et maigre, il était apparu pour la première fois en 2003 lors du spectaculaire enlèvement dans le grand sud algérien de 32 touristes européens, dont plusieurs Suisses, par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d'Aqmi.

Ancien trafiquant devenu islamiste radical dans les années 1990 en Algérie, il était aussi soupçonné d'être responsable de l'enlèvement au Niger d'un couple suisse et de deux autres touristes européens, dont le Britannique Edwin Dyer, qui avait été exécuté en juin 2009. Il aurait également participé à l'enlèvement du Français Michel Germaneau, dont Aqmi avait annoncé l'exécution en juillet 2010.

La France confirme

La présidence française a confirmée samedi en début d'après-midi la mort d'Abou Zeid, «un des principaux chefs d'Aqmi». (mst/afp)

L'Allemagne appelle à des élections en juillet

e ministre allemand de la Coopération, Dirk Niebel, a appelé samedi à Bamako les autorités maliennes à organiser comme prévu des élections en juillet, condition d'une reprise complète de l'aide allemande à ce pays plongé dans une grave crise depuis un an.

«La condition préalable pour une coopération entière (avec l'Allemagne) est le déroulement libre et équitable des élections en juillet», a-t-il déclaré à la presse. La coopération allemande reprend déjà «au fur et à mesure selon les progrès de l'application de la feuille de route », a souligné M. Niebel.

Adoptée fin janvier par les députés maliens, la «feuille de route» balise le chemin à parcourir pour le pays, dans la tourmente depuis un putsch en mars 2012 qui a précipité la chute du Nord aux mains de groupes islamistes armés. Une opération franco-africaine a chassé les jihadistes des grandes villes de la région depuis janvier, et Bamako a annoncé une présidentielle pour juillet.

Après l'adoption de la «feuille de route», l'Allemagne a donné son feu vert pour une aide de 11 millions d'euros pour des projets hydrauliques. La «deuxième étape» doit permettre d'aider les autorités maliennes à «remettre en place les structures gouvernementales détruites dans le Nord», a expliqué le ministre allemand.

Arrivé vendredi soir au Mali, M. Niebel a visité samedi le camp de déplacés de Sévaré (centre) et doit s'entretenir samedi soir à Bamako avec le président par intérim Dioncounda Traoré. Sa visite s'achève dimanche.

L'Allemagne fournit un soutien logistique et de ravitaillement aérien aux troupes françaises engagées au Mali. Elle a décidé de déployer jusqu'à 330 militaires dans le cadre de la mission européenne de formation et de conseil à l'armée malienne.

Ton opinion