Euro 2016: Les tops et les flops de l'équipe de Suisse
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Euro 2016Les tops et les flops de l'équipe de Suisse

La Suisse a été sortie de l'Euro aux pénalties. Retour sur la prestation des Helvètes en seulement six points, alors qu'il y aurait tant à dire...

par
Robin Carrel
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Saint-Etienne, France
Saint-Etienne, France

Granit Xhaka fut le seul joueur à rater son tir au but face à la Pologne. Un raté fatal à la Suisse (Samedi 25 juin 2016).

Keystone
Saint-Etienne, France
Saint-Etienne, France

Xherdan Shaqiri a redonné de l'espoir à tout un pays en égalisant en fin de match sur un ciseau acrobatique (Samedi 25 juin 2016).

Keystone
Saint-Etienne, France
Saint-Etienne, France

La Suisse a encaissé un but sur un contre polonais peu avant la pause (Samedi 25 juin 2016).

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Il a fallu en choisir trois points positifs et trois négatifs. Il aurait pu y en avoir des dizaines... La Nati s'est réveillée un peu trop tard, samedi contre la Pologne, et termine presque cet Euro sur une note positive, s'il n'y avait pas ces satanés tirs au but. Et vous, quels sont vois points positifs et négatifs, après cette nouvelle élimination précoce?

Les tops

Le public suisse

S'il y en a bien un qui n'a rien lâché, c'est lui. Avant et pendant le match, les fans suisses ont regardé dans les yeux les supporters polonais, pourtant parmi les plus chauds d'Europe. Et Dieu sait que, pour certaines, ce n'est pas une chose facile à faire... Les Helvètes ont crié, sifflé, chanté toute la partie. Malgré le but de retard, les fans de la Nati ont donné davantage de voix que leurs homologues venus de l'Est. Nul doute que dans les rues de St-Etienne, de Lyon sur le retour ou de Suisse, ils continueront à chanter à la gloire d'Embolo et de sa sélection encore tard ce soir. Dommage que les pénalties ne leur aient pas offert quelques jours de plus de fête.

Fabian Schär

On en vient presque à se réjouir de l'élimination de la Suisse, car sinon il aurait fallu faire sans le No 22 en quart de finale contre la Croatie ou le Portugal. Celui qui a été quelque temps remplaçant à Hoffenheim cette saison a parfaitement tenu son rang durant cet Euro. Mieux encore, contre la Pologne, il a beaucoup apporté offensivement. Xhaka muselé au milieu de terrain, il a souvent été le seul à casser des lignes balle au pied ou en portant le cuir. Après un premier match un peu compliqué, il a clairement haussé le niveau de son jeu. Ce sera lui, le leader défensif de la Nati ces prochaines années.

Xherdan Shaqiri

C'est obligé. Un éclair de quelques centièmes de secondes peut éclipser un début de match (de tournoi) horrible. Après son but qui devrait figurer parmi les cinq ou dix plus beaux de l'histoire des championnats d'Europe - le premier encaissé par la Pologne depuis 456 minutes... -, le joueur de Stoke City a enfin remontré un peu de hargne et d'envie. Il a terminé en position de neuf et demi et on va forcément commencer à se demander si ce n'est pas là son vrai poste dans le futur en équipe de Suisse. Enfin, s'il reste avec la Nati...

Les flops

L'élimination

Forcément... L'équipe de Suisse n'a plus gagné un match sans lendemain depuis la Coupe du monde 1938. Comme depuis 78 ans, les Helvètes ont pris la porte dès que les matches deviennent décisifs. Pour un football qui s'est longtemps estimé en progrès et dont la formation est louée dans les championnats qui emploient les joueurs formés par l'ASF, il serait peut-être temps de passer un cap. La génération championne du monde des M17 devait aider en ce sens. On attend toujours.

L'entame de match

Comment peut-on, à ce niveau, entrer ainsi dans une partie? Après 20 secondes de jeu déjà, les Helvètes s'étaient mis seuls dans la panade à la suite d'une énième relance approximative de Djourou. Le black out total suisse a duré presque un quart d'heure. En retard dans tous les duels, bougés physiquement, les Suisses ont pris la marée. Problème de coaching? De caractère? Cela ne pardonne pas lors des matches à élimination directe et cela devient une sale habitude pour la Nati.

Stephan Lichtsteiner

Le brassard de capitaine ne donne pas tous les droits. En première période, puis épisodiquement ensuite, le latéral droit de la Nati s'est retrouvé successivement ailier, avant-centre, en défense centrale...

A plusieurs reprises, Mehmedi (l'ailier gauche!) et Behrami ont réussi à compenser ses absences. Mais pas sur l'ouverture du score polonaise, qui aura finalement pesé de tout son poids sur le résultat final. On en vient presque à regretter que Vladimir Petkovic n'ait pas osé lancer Lang une fois ou l'autre. Juste pour le remettre un peu à sa place.

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