Actualisé 13.07.2014 à 11:47

Mondial 2014

Les tops et les flops de la Coupe du monde

Du sourire éclatant de James Rodriguez à la dentition devenue tristement célèbre de Luis Suarez, il est l'heure de décerner les tops et les flops du Mondial.

L'absence de Falcao, forfait sur blessure ? La Colombie l'a presque oubliée et n'a plus qu'un nom, voire qu'un prénom aux lèvres: James Rodriguez.

La révélation du tournoi a pu fêter dignement ses 23 ans le 12 juillet. Le joueur de Monaco a inscrit un des plus beaux buts de la compétition contre l'Uruguay et ce jour-là tout le monde a appris à prononcer son prénom à la mode «Cafeteros», soit «Ramess» et non à l'anglaise.

Son physique de beau gosse, son déhanché pour danser après ses buts ont conquis la planète. La twittosphère l'a déguisé en James Bond, avec smoking et pistolet au poing. Quand il a éclaté en larmes après l'élimination en quart contre le Brésil, Marcelo et David Luiz, adversaires en défense, sont venus sincèrement le consoler. Une des belles images du Mondial.

Quand le dos fait «crack»

Son rêve de Coupe du monde s'est brisé en même temps qu'une de ses vertèbres sur un coup dans le dos du Colombien Zuniga en quart de finale. Et Neymar a assisté devant sa TV à l'explosion en vol de sa Seleçao contre l'Allemagne en demi-finale (7-1). La star du Barça aurait pu rester dans sa maison familiale de Sao Paulo à déprimer. Mais l'attaquant est revenu voir ses équipiers au camp de base de Teresopolis à côté de Rio.

En s'exprimant devant la presse, il a évité à ses petits camarades de devoir s'expliquer sur la pire défaite du foot brésilien. L'ex-joueur de Santos est revenu sur sa blessure -«2 centimètres plus haut, je serais peut-être dans une chaise roulante»- avant de fondre en larmes. Il a quitté la conférence de presse applaudi. Il fut vraiment le seul joueur de la Seleçao au niveau, avec quatre buts inscrits dans le tournoi et un comportement remarquable en dehors.

Anges gardiens

Jamais les gardiens n'auront autant fait parler d'eux dans une Coupe du monde. Et en bien, pas comme Schumacher et son agression sur Battiston en 1982. Ils s'appellent Ochoa (Mexique), Enyeama (Nigeria), Krul (Pays-Bas), Howard (Etats-Unis), Navas (Costa Rica), Romero (Argentine) et Neuer (Allemagne) et ont écoeuré les attaquants.

Les trois derniers sont d'ailleurs nominés pour le titre de Gant d'Or du Mondial. Le cas de Romero est particulier, puisqu'il n'a joué que neuf matches toutes compétitions confondues avec Monaco la saison écoulée, où il était remplaçant.

Dracula

Qui pourra oublier une image pareille ? Luis Suarez a planté ses dents dans l'épaule du défenseur italien Giorgio Chiellini en plein match décisif entre l'Uruguay et l'Italie. Plutôt que de s'excuser immédiatement, l'attaquant de la Celeste -récidiviste en la matière- a nié l'évidence devant la presse et, plus grave, devant la commission de discipline de la Fifa.

La sanction a été à la hauteur de ce geste insensé: neuf matches de suspension en sélection et quatre mois d'interdiction de toute activité liée au football. Sans lui, l'Uruguay a été éliminé en huitième de finale. Tout faux sur toute la ligne.

«Ronulldo»

Le Ballon d'Or en titre a traversé comme une ombre le premier match de son Mondial, comme le Portugal réduit en cendres (4-0) par l'Allemagne. La presse allemande n'avait d'ailleurs pas hésité à crucifier l'ancien joueur de Manchester United en titrant «Ronulldo», combinaison entre Ronaldo et «null» (ndlr: zéro).

Après cette claque, il était trop tard pour tenter de renverser la vapeur. Le joueur du Real Madrid a quitté le tournoi dès le premier tour et a vu devant sa TV son grand rival du Barça, Lionel Messi, gravir les marches jusqu'à la finale.

Un vague souvenir de «San Iker»

C'est lui, le capitaine de la Roja, qui souleva les trophées de l'Euro 2008, du Mondial 2010, de l'Euro 2012. Mais au Brésil, c'est lui qui en est réduit à ramper devant un Robben aux crochets sadiques pour une raclée monumentale (5-1) contre les Pays-Bas.

Celui qui était surnommé «San Iker» a sans doute joué le tournoi de trop. Il fallait s'y attendre, Casillas ne jouait plus les matches en Liga avec le Real Madrid mais seulement la Ligue des champions. Romero joue encore moins. Mais l'Argentin a 27 ans, Casillas, 33.

(afp)

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