Le Locle (NE): Les toubibs sont malades: les urgences ferment
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Le Locle (NE)Les toubibs sont malades: les urgences ferment

Les élus et les habitants sont en colère contre la décision annoncée vendredi. La commune se dit sidérée par une façon de faire «intolérable».

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
L'hôpital de la ville est perturbé par l'absence de deux cadres. –dr

L'hôpital de la ville est perturbé par l'absence de deux cadres. –dr

«Ici, c'est devenu un trou. La gare n'existe plus que de nom, l'horlogerie n'emploie que des frontaliers et maintenant, le service des urgences ferme. Où allons-nous?» Ce retraité résidant au Locle n'est pas le seul à garder en travers de la gorge la nouvelle annoncée vendredi. La Commune s'étrangle d'avoir été mise devant le fait accompli par Hôpital Neuchâtelois (HNe), qui lui a communiqué la décision presque en même temps que les médias. Une façon de faire qu'elle juge «intolérable». La Ville décrie un «manque de réactivité et d'anticipation» et invite ses administrés à faire part de leur mécontentement.

Les deux médecins cadres de la policlinique (gériatrie, réadaptation et soins palliatifs) sont tombés malades l'un après l'autre. Dès aujourd'hui, les patients de ce district, fort de 15'000 habitants, doivent contacter leur médecin traitant, ou se rendre à La Chaux-de-Fonds ou à Neuchâtel.

Mises devant le fait accompli, les autorités politiques du canton ont réagi avec fermeté. Le gouvernement met la pression sur les autorités hospitalières. Le Parlement appelle au respect de «l'équilibre régional des missions hospitalières». Président du Grand Conseil, Cédric Dupraz estime que «la situation est inadmissible». «HNe compte plus de 2200 collaborateurs et doit favoriser la mobilité interne et le partage de ses ressources», souligne-t-il. A noter que la radiologie, autre service qui compose l'hôpital du Locle, est toujours ouverte.

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