Portugal - Les touristes britanniques retrouvent le soleil de l’Algarve
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PortugalLes touristes britanniques retrouvent le soleil de l’Algarve

Plus de 5000 vacanciers venant du Royaume-Uni ont débarqué sur la côte sud portugaise après que Lisbonne a décidé de rouvrir les frontières.

Les touristes britanniques ont retrouvé l’Algarve, comme ici à Portimão, après des mois d’interdiction de voyages en raison de la pandémie de Covid-19.

Les touristes britanniques ont retrouvé l’Algarve, comme ici à Portimão, après des mois d’interdiction de voyages en raison de la pandémie de Covid-19.

AFP

Après quatre mois d’interdiction des voyages touristiques à destination du Portugal, les premiers vacanciers britanniques ont été ravis de retrouver lundi l’ensoleillée région de l’Algarve (Sud), soulagée d’enfin relancer une filière paralysée par la pandémie de Covid-19.

«J’ai passé cinq mois chez moi. En Angleterre les restrictions étaient vraiment dures et puis il pleut constamment», témoigne Bia Wilkinson, une serveuse de Manchester arrivée sur le premier des 17 vols qui ont débarqué quelque 5500 passagers du Royaume-Uni sur les côtes de la région.

«Avec les photos que j’ai envoyées aujourd’hui, je suis sûre que tout le monde à la maison va vouloir venir ici», plaisante la quinquagénaire, assise à une terrasse du village d’Alvor, près de Portimão, où les signes d’une reprise du tourisme étaient encore timides.

Le soleil radieux et les températures atteignant les 30 °C étaient au rendez-vous fixé par les autorités de Lisbonne, qui ont décidé de rouvrir les frontières aux touristes britanniques, leur premier contingent de vacanciers étrangers, mais aussi à ceux de la plupart des pays de l’Union européenne (UE).

«Aujourd’hui est en effet un jour spécial dans la mesure où nous relançons le moteur de notre économie», se félicite le président de l’Association du tourisme de l’Algarve, Joao Fernandes.

Industrie hôtelière durement touchée

Avec une population de moins de 500’000 habitants, la région a accueilli en 2019 près de 3,6 millions de touristes étrangers, dont un tiers de Britanniques, sur un total de 16,4 millions de visiteurs pour l’ensemble du Portugal.

L’an dernier, le pays a reçu seulement un quart de ces touristes et l’industrie hôtelière en Algarve a vu ses recettes fondre de plus de 60%.

Après avoir été frappé par une violente vague de coronavirus en début d’année, le Portugal est entré en mai dans la dernière phase d’un déconfinement graduel qui, pour l’heure, n’a pas provoqué un rebond des cas de Covid-19.

Il y a dix jours, Londres avait donc placé le Portugal sur une «liste verte» d’une douzaine de pays, comprenant également Israël, Gibraltar, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Singapour, où ses ressortissants peuvent se rendre à partir de lundi sans devoir respecter une quarantaine à leur retour.

Le choix du Portugal s’est donc imposé pour les Britanniques voulant vite retrouver le goût du voyage et oublier les difficultés du confinement qu’ont subi les deux pays pour reprendre le contrôle de la situation sanitaire.

«C’était le premier vol à partir, donc c’était là qu’il fallait venir. Le soleil est là et ça me suffit», explique Jack Davies, un jeune homme de 23 ans arrivé à l’aéroport de Faro sur un vol en provenance de Londres.

«C’est un nouveau départ»

Près d’Albufeira, ville particulièrement prisée par la jeunesse britannique pour ses plages et sa vie nocturne, les professionnels de la filière restaient prudents sur l’embellie annoncée par l’arrivée des tout premiers touristes étrangers.

«Il y a un petit peu d’espoir, mais j’ai très peur que tout s’arrête à nouveau», confie Jorge Brito, propriétaire d’un restaurant, d’un glacier et d’une épicerie sur la plage da Oura. Côté sable, une vingtaine de personnes à peine profitait du beau temps et de la mer aux tons verts.

«Nous avons connu une année terrible, mais c’est un nouveau départ et nous sommes très heureux d’accueillir les touristes internationaux», explique pour sa part Pedro Lopes, responsable pour la région de l’Algarve des hôtels Pestana, le premier groupe hôtelier portugais.

«Ce sera probablement une bonne haute saison (…) mais nous ne retrouverons pas d’un instant à l’autre les chiffres records de 2019», précise-t-il depuis un des hôtels du groupe à Alvor.

En raison de la pandémie, restaurateurs et hôteliers ont dû licencier une partie importante de leurs salariés, poussant quelque 30’000 personnes vers le chômage.

(AFP)

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